M. Maryan

M. Maryan

Résumé

Portrait de M. Maryan M. Maryan Les rêves de Marthe (1879)

Jamais, jusqu'à ce jour, Marthe n'avait fait allusion à son secret souci.
« Quoi ! » s'écria-t-elle enfin, saisissant dans ses grandes mains blanches les petites mains fines de le jeune fille, tu ne te marierais que pour nous épargner le peu de dépenses que tu nous occasionnes ! Est-ce là ce que tu veux dire ? Est-il possible que tu souffres de ce qui nous rend si heureux ? Ne nous paies-tu pas cent fois en bonheur, en affection, en services de toutes sortes, ce que nous faisons pour toi ? C'est mal, mon enfant ! Sais-tu qu'un
pareille fierté est bien près d'être de l'orgueil ?
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan Les rêves de Marthe (1879)

En un mot, nous pouvons être heureux, ou du moins chercher à l'être, si nous avons en vue les biens véritables de cette terre, et si nous ne nous concentrons pas uniquement en nous-mêmes.
– Et, » reprit Marthe, « quels sont, selon vous, ceux d'entre les biens terrestres qui sont dignes d'estime ? »
Il la regarda avec la même expression grave et pénétrante.
« Ce ne sont, à coup sûr, » dit-il, « ni le luxe, ni la richesse, ni les plaisirs. »
Marthe resta silencieuse. A ce moment même, les hôtes de Mme de Stumberg rentrèrent, et l'on se mit à table.
Le dîner fut extrêmement gai.
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan Les rêves de Marthe (1879)

Florence regarda Marthe. Celle-ci était grave.
« Vous êtes fâchée contre moi ? » demanda l'enfant d'un ton timide et caressant, portant à ses lèvres la main de la jeune fille.
« Non, je ne me fâche jamais contre vous, mais vous me faites beaucoup de peine. On dirait que vous n'avez pas un bon coeur. Comment pouvez-vous rester indifférente à tant de tendresse, à tant de bonté ? Pourquoi n'aimez-vous pas Mme de Stumberg, qui est mille fois meilleure pour vous que je ne le suis moi-même ? »
De grosses larmes brillaient dans les yeux de l'enfant.
Source : Gallica

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