Marc de L'Hermite, Lettres de Louis et de Marc L'Hermite… (1896)
“ Mourir au printemps de la vie, L'esprit troublé, l'âme flétrie Et la révolte au fond du coeur ; Au tribunal de la justice Porter la marque accusatrice... Ah! voilà, voilà le malheur! Mais mourir comme toi, mon frère, Les mains jointes pour la prière, Le coeur brûlant du saint amour... N'est-ce pas une récompense, Si le Seigneur, dans sa clémence, Abrège l'épreuve d'un jour. Ah! je t'ai bien pleuré! pardonné ! Le faible aux larmes s'abandonne Au premier vent d'adversité; Et dans son aveugle tendresse, Il envie au fort l'allégresse De l'enivrante éternité. ”
