Résumé

Marc de L'Hermite Lettres de Louis et de Marc L'Hermite… (1896)

Mourir au printemps de la vie, L'esprit troublé, l'âme flétrie Et la révolte au fond du coeur ; Au tribunal de la justice Porter la marque accusatrice... Ah! voilà, voilà le malheur!
Mais mourir comme toi, mon frère, Les mains jointes pour la prière, Le coeur brûlant du saint amour... N'est-ce pas une récompense, Si le Seigneur, dans sa clémence, Abrège l'épreuve d'un jour.
Ah! je t'ai bien pleuré! pardonné ! Le faible aux larmes s'abandonne Au premier vent d'adversité; Et dans son aveugle tendresse, Il envie au fort l'allégresse De l'enivrante éternité.
Source : Gallica

Marc de L'Hermite Lettres de Louis et de Marc L'Hermite… (1896)

Je comprends que pour toi, née à la vie religieuse dans le pieux monastère de Saint-Alyre, destinée à t'y sanctifier, à y vivre et à y mourir, il n'en soit pas de même. Que veux-tu, ma pauvre fille, il y a là un sacrifice; mais heureuse l'âme qui peut dire à la mort : Une fois en ma vie, j'ai fait à Dieu un grand sacrifice, et je l'ai fait de bon coeur et gaiement ! La Bourgogne ou l'Auvergne, peu importe! Dieu est partout; partout je peux l'aimer, donner de bons exemples et gagner des âmes.
Source : Gallica

Marc de L'Hermite Lettres de Louis et de Marc L'Hermite… (1896)

La douleur que causa au P. de l'Hermite le crochetage et la fermeture de cette chapelle tant aimée avait ouvert dans son coeur une plaie saignante. Plus il déployait d'énergie murale, plus se développait la faiblesse de son tempérament physique. Pendant quelques années, l'équilibre semble se maintenir; mais peu à peu l'anémie envahit les membres, des membres elle passe au cerveau. Le P.. de l'Hermite n'a pas soixante ans, et déjà le gentilhomme a disparu; ce n'est plus qu'un vieillard qui peut à peine se soutenir, et qui, pour comble d'épreuve, est réduit à l'inaction de l'esprit.
Source : Gallica

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