Philistinisme

Définition et enjeux

Émilien Paris Charles-Marie-Athanase Pellissier… (1876)

S'ils avaient fait un pas de plus, disait Pellissier, ils auraient vu que le catholicisme, bien loin de pouvoir se partager entre un fond et une forme, n'est et ne peut être qu'une forme historique, abaissée, transitoire, du christianisme éternel; qu'il est essentiellement l'expression du génie romain, organisateur et politique, le produit du monde barbare, la religion des siècles obscurs, du moyen âge; que la théocratie est son esprit, l'autorité ou la négation de la liberté, son principe, et qu'il tient si profondément à son histoire qu'il ne peut en être distingué.
Source : Gallica

Portrait de Georges Palante Georges Palante Précis de sociologie

À cette loi d’optimisme social on peut rattacher le discrédit significatif dont le philistin, c’est-à-dire le parfait conformiste, l’homme imbu des orthodoxes doctrines sociales, frappe unanimement les écrivains pessimistes. Le philistin regarde comme personnellement injurieuse pour lui une conception pessimiste de l’humanité et de la société.
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Portrait de Jules Barbey d’Aurevilly Jules Barbey d’Aurevilly Les Œuvres et les Hommes/À côté de la grande histoire

Il n’en est pas assez sorti pour rentrer dans l’idée du catholicisme et pour la comprendre, comme doit la comprendre même l’homme qui fait l’histoire de sa défaite. Pour mon compte, je maintiens qu’il n’y a qu’un catholique qui puisse écrire profondément et intégralement l’histoire de Philippe II et de son siècle, et encore un catholique assez fort (cherchez-le dans le personnel du catholicisme actuel et trouvez-le si vous le pouvez !) pour écrire la vérité, l’épouvantable vérité qui le désole, mais sans le faire trembler dans la moindre des incertitudes de sa foi.
Source : Wikisource

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