Urbain Mô, Le Masque de cristal (1925)
“ Seule l'ombre violette, doucement ardente, attise le pas menu que tu prolonges. Eh ! oui, l'instant n'est qu'un regard sur soi, rien qu'un semblant d'arrêt de la pensée surprise. Or, toi qui sais que le temps n'est qu'un long présent, et qui préfères à ce qu'on croit réel le mirage, tu danses, tu danses sur ta natte avec l'Oubli. Il erre autour de toi, se mêlant à Demain, et ton tamtam rend des musiques séculaires toujours les mêmes depuis l'ère du monde... Tu danses, et je suis heureux d'être seul à t'aimer, moi, homme du lointain. ”
