Gaston Gouin

Résumé

Gaston Gouin J’il de noir

« C’est la passion » me prêchait cette même vieille-mauvaise étoile née là-haut dans ma conjoncture pour être miroir noir, ma glace, mon éteignoir, mon double-froid, l’effroi de ma naissance à la lucidité.
Je l’ai crue et suivie comme le chien fidèle, jusque dans ses bras, dans son lit.
Puis la passion s’est tue et l’étoile est reparue lavée par la pluie sur la vitre au firmament de mon crâne.
C’est dans ces temps de fin d’orage, quand nos étoiles, comme des oiseaux terrorisés se taisent encore que la rôdeuse passe au-dessus de la tête des naufragés du Titanic...
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Gaston Gouin J’il de noir

Mais l’idée du grand feu resta enfouie dans les consciences jusqu’au jour où, le rayonnant Temps 13 se réveilla parmi les hommes, lui l’endormi séculaire, d’un siècle qui avait duré mille ans. Il comprit assez vite que la nuit durait trop.
Il décida, avec douze hommes qu’il rendit pareils à lui, d’aller délivrer le soleil en secret. En les regardant d’une certaine façon, les hommes reprirent un vieil instinct de vie et les plantes se remirent à pousser au soleil revenu à cause d’un boyau très long, plongeant dans le plus grand lac de la terre.
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Gaston Gouin J’il de noir

Il est pointe de l’Ile, le silex qui tranche quiconque est de planche et n’est pas bois dressé. Quidams ambulants en sursis n’ayez pitié. Pauvres croûtes ! Car si de vous, pauvres abbés, nous bientôt besoin n’aurons de vous, merci !
Mer — Je fus la lame sur le fleuve ; j’ai retranché sans crainte de tranchées la petite cabouise made in Kanada.
Moi — Je suis la lame sans manche au velours de fer qui mutile la main qui...
Mer — Partez ! aimez-vous... Le bonheur est une plaie à la face des hommes demeurés, une gerçure qui jamais ne se comble.
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