Résumé

Édouard Gressin Roses et cyprès, chansons et poésies… (1894)

Sur ton front soucieux que la gaîté renaisse, Laisse ton coeur chanter l'hymne de la jeunesse; Quand brille le soleil pense-t-on à la nuit? Que t'importe demain si je t'aime aujourd'hui?
GEORGES, se levant et la prenant dans ses bras.
Ah! Ninette, je sens que je ne saurais vivre Sans entendre ta voix qui me charme et m'enivre; Je te veux, oubliant ton infidélité, Toute à moi dans la vie et dans l'éternité. Dis-moi que le baiser va refleurir mes lèvres, Et que tu m'as rendu l'amour dont tu me sèvres; Je t'aime, je t'adore et t'en prie à genoux, Jure d'être fidèle et je suis ton époux!...
Source : Gallica

Édouard Gressin Roses et cyprès, chansons et poésies… (1894)

Le souvenir l'inspire souvent : les Roses, toutes les Fleurs, la Jeunesse, les Vibrations du feuillage, ce que les Amoureux se disent dans un regard, les Notes mystérieuses qui s'échappent du nid, la Contemplation des deux étoiles, le Vol du Papillon, toutes ces belles choses qui échappent aux yeux du vulgaire ont des voix pour le poète, et il nous traduit en vers simples et clairs tout ce qu'il a entendu, tout ce qui a peuplé son imagination de rêves charmants, de poésie vivante et douce au coeur, comme tout ce qui est grand, comme tout ce qui est vrai pour les âmes supérieures.
Source : Gallica

Édouard Gressin Roses et cyprès, chansons et poésies… (1894)

O ma Mère ! O mon Père ! O pauvres et chers vieux ! Vous voilà pour toujours ravis à ma tendresse; L'impitoyable mort, implacable tigresse, La mort en vingt-huit jours vous a frappés tous deux.
Le coeur endolori, je cherche dans les cieux L'étoile qui brillait au temps de ma jeunesse; Je la retrouve, ainsi qu'une jeune déesse, Toujours splendide et pure, éblouissant les yeux.
Alors, je me souviens de ma joyeuse enfance, Je revois les auteurs de mon humble naissance Souriant à mes jeux, veillant sur mon berceau.
Source : Gallica

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