Résumé

Victor Patard Les saisons ; et Au pays des pommiers… (1885)

LES JOURS D'ÉTÉ.
Les jours d'été sont revenus.
Le clair soleil, gai, plein de vie,
Réjouit notre âme ravie !
Plus de frimas, plus d'arbres nus;
A vivre aux champs tout nous convie :
Les jours d'été sont revenus.
Tout nous sourit dans la nature. Partout fleurissent à la fois Thym, roses, lis, à notre choix; Riche est la terre en sa culture : La plaine, les prés et les bois, Tout nous sourit dans la nature.
Mille divins concerts joyeux En tous lieux captivent l'oreille, Et, de pureté sans pareille,
Les Saisons.
Source : Gallica

Victor Patard Les saisons ; et Au pays des pommiers… (1885)

La brise légère, en la plaine, Fait, leur imprimant des frissons, Onduler les blondes moissons, Et nous apporte, en son haleine, Mille senteurs des floraisons, La brise légère, en la plaine ;
Foulant les gazons diaprés, Dans le val et sur la montagne, Par couples qu'Eros accompagne, Heureux, vont les énamourés : Ils jouissent de la campagne. Foulant les gazons diaprés !
Oh ! la saison de charmes pleine ! L'alouette vers les rayons Du soleil monte des sillons, Allègre, en son chant qui s'égrène; Nombreux, volent les papillons : Oh ! la saison de charmes pleine !
Source : Gallica

Victor Patard Les saisons ; et Au pays des pommiers… (1885)

La Doucetière. un nom est-ce de quelque ville? Oh! moins! De quelque bourg? Oh! même pas autant; C'est le nom d'un hameau modeste, mais riant,
Où, de son sort content, Jouit chacun d'un pur, parfait bonheur tranquille;
D'un hameau normand où, dans son enclos planté De beaux pommiers aux fruits dont le jus, en automne, D'un cidre généreux va remplir mainte tonne, Chacun a son foyer, un abri, soit qu'il tonne, Neige, — hiver comme été ;
Où chacun a son champ, qu'en saison de le faire
Au pays des pommiers.
Source : Gallica

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