Ernest Dubois

Chansons (1891)

Résumé

Ernest Dubois Chansons (1891)

Pleins de vos vertus factices, Couverts d'un certain verni, Vous nous apportez vos vices, Choucroute et Macaroni.
N'affichez pas tant de morgue : Vous nettoyez nos crachoirs, Vous jouez chez nous de l'orgue Et balayez nos trottoirs.
Si quelque jour vient l'orage,
Qui sera le plus puni ?
Il faudra plier bagage, Choucroute et Macaroni.
Si l'on croyait nous abattre Par un hardi coup de main, Il faudrait demain se battre, Mais est-on sûr de demain ?
Allez, n'ouvrez pas la danse, Car là, tout n'est pas fini : Qui réglerait la dépense ?
Choucroute et Macaroni.
Source : Gallica

Ernest Dubois Chansons (1891)

Les sillons tracés dans nos champs Promettent partout l'abondance.
Déjà se montre l'humble fleur Qui s'ouvre sous cet heureux signe ; Je sens une sève en mon cœur Quand je vois bourgeonner la vigne.
Grisettes au gentil minois, Baisers pris, rendus sous l'ombrage, Hélas ! des plaisirs d'autrefois Le temps a déchiré la page !
J'ai passé l'âge des amours, Il faut bien que je me résigne.
Mais je trouve encor d'heureux jours Quand je vois bourgeonner la vigne.
Qu'un savant, comblant son espoir, Découvre, enfante une merveille, Mais quoi de beau comme un pressoir ?
Source : Gallica

Ernest Dubois Chansons (1891)

Bien heureux sera le vainqueur Qui sachant toucher votre cœur Entrera dans votre famille.
Adieu, la belle fille.
CHAT ET POULET
J'ai, mes amis, je le confesse, Pour certains animaux quelque grain de faiblesse Malgré ce qu'en a dit Buffon, Le chat me plait, j'aime assez son ronron ; C'est l'être casanier, l'ami de la maison.
J'en possède un, dodu, soyeux et rond Qui jamais n'égratigne et quelquefois caresse, Et ce matou que je chéris, Possède en plus la chance peu commune D'avoir passé le siège et la Commune Quand d'autres ont été en gibelote mis.
Source : Gallica

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