Charles Nisard,
La muse pariétaire et la muse foraine ou Les chansons des rues depuis quinze ans
(1863)
“ Du milieu de ces voix innombrables qui s'enrouent à chanter le vin ne saurait-il s'en élever une seule pour réclamer en faveur des boissons qui du moins désaltèrent l'homme, si elles n'ont pas la vertu de l'égayer? Passe pour l'eau, qui n'a de crédit que chez les hydropathes et que ces messieurs ont réduite à la triste condition de médecine; mais le cidre, mais la bière, et autres boissons populaires analogues, la bière surtout, ne trouvera-t-elle pas un homme assez courageux pour la mettre en chanson, assez habile pour la parer des ornements de la poésie? ”
