Résumé

Palusel Les Chansons de Palusel : les champs… (1897-1899)

C'était sans cesse des prouesses De bombance et de volupté, Qui ne coûtaient qu'à mes largesses Et n'altéraient que ma santé ; Quand je fus las de cette vie Qui me plongeait dans le pétrin, Elle me dit, sans bouderie : Séparons-nous mon gros lapin.
Deux jours après, en tête à tête, Au cri du coeur et du gosier, Un autre amant lui faisait fête En cabinet particulier ; Et toujours sa brûlante flamme S'aiguisait ainsi tour à tour, Au feu délirant de toute âme Riche de festins et d'amour.
Source : Gallica

Palusel Les Chansons de Palusel : les champs… (1897-1899)

Vraiment, le vin c'est mon dictame, Je lui dois toute ma gaieté, Toujours il répand dans mon âme Des accents de félicité; J'aime en chantant lever mon verre Avec des éclats de bonheur, Et boire à la France prospère, Et boire aux délices du coeur.
106 LES CHANSONS DE PALSUEL
Quand je m'en vais à la dérive En festonnant sur le chemin, Si quelque faiblesse m'arrive Loin de l'appui de mon prochain : Confiant dans la providence Qui veille sur tous les buveurs, J'abandonne mon existence Au gré des bachiques vapeurs.
Source : Gallica

Palusel Les Chansons de Palusel : les champs… (1897-1899)

Versez-nous de cette ambroisie Qui fait voltiger les bouchons, Et, sur le chemin de la vie, Sème du myrte et des chansons ; Encore, encore une rasade Et l'amour s'épanouira, Bouillonnant comme une cascade, Dans un fervent alleluia !
Tra la la (etc.) Dans un fervent alleluia,
Tra la la (etc.)
Avec cette liqueur ambrée, Fille de nos riants côteaux, Subtile et capiteuse fée Qui met en fête nos cerveaux : Toujours nos baisers sont de flamme, Toujours dans nos coeurs il y a. Une offrande pour toute femme Digne d'un tendre alleluia !
Source : Gallica

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