Résumé

Ferdinand Bascoul Poèmes d'un penseur libre. [Poèmes d'amour… (1930)

Tu ne sais pas, (hélas ! combien cela me peine Qu'en murmurant ces mots, c'est me faire souffrir Qu'au tréfond de mon être (où tu règnes, ma reine !) Tu me blesses sans cesse et tu me fais mourir.
Oui, c'est mourir deux fois et d'amour et de crainte, Mon sort serait affreux, si tu ne m'aimais pas. Ma vie s'éteindrait sans entendre une plainte,
Tu me verrais subir mon sort jusqu'au trépas !
Mais rejetons au loin ces funestes pensées,
Ne rêvons qu'à l'amour qui remplit notre coeur, Eloignons la douleur, les larmes insensées,
Que tout soit résumé dans ce seul mot : Bonheur !
Source : Gallica

Ferdinand Bascoul Poèmes d'un penseur libre. [Poèmes d'amour… (1930)

Les soeurs sont là, leurs capuces baissées, Symbole noir du mensonge effronté. Le front courbé, les âmes affaissées, Et dans le coeur l'absence de bonté.
C'est le grand jour, la Communion sainte, Dans la Prison au grillage de fer, On n'entend pas un souffle, aucune plainte De ces enfants qu'on menace d'Enfer !
Viol de l'âme et de la conscience,
C'est le retour à l'Inquisition,
Ils font obstacle à l'oeuvre de la Science !
Tout est faux, hors leur « sainte mission »...
O prêtres ! fous, orgueilleux et despotes, Qui nous vendez une place au Saint-Lieu,
Le Paradis ?
Source : Gallica

Ferdinand Bascoul Poèmes d'un penseur libre. [Poèmes d'amour… (1930)

Dans mon coeur ulcéré, tout déborde encor d'elle, Et ses vaisseaux ténus,
Enserrent tendrement la fourbe, l'infidèle,
Qui ne reviendra plus...
Va ! piétine ce coeur, ô femme sans entrailles ! Ton amour est passé ;
Mais fais planter au sol, après mes funérailles Le buis du trépassé.
Conduis pieusement sur cette tombe obscure
Mes filles, nos enfants,
Pour faire méditer, prier leur âme pure. Une fois tous les ans.
Quand pour toi sonnera la minute suprême,
En face de la Mort,
Tu me réveilleras. Je te dirai : « Je t'aime ! » Comme je t'aime encore...
Source : Gallica

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