“ Entre les deux amants combien de discordances!... Quand l'harmonie est tout le secret de l'amour. « Celui qui prend neuf cents gouttes d'amour liquide, Et n'en laisse que cent à l'autre, est un grand fou. Mais mille fois malheur à celui-là qui vide Tout le flacon d'amour dans son coeur, d'un seul coup. « Car il va s'exalter dans le rêve et la fièvre, Rire, chanter, pleurer sans raison et sans but. Et l'autre, dont nul vin n'aura mouillé les lèvres, Ne saura pas aimer puisqu'il n'aura rien bu. » ”
Résumé
Missel d'amour, œuvre poétique inconnue, explore les tourments et les délices de l'amour à travers des métaphores lyriques et des images symboliques comme les roses, les perles ou les baisers. Les thèmes de l'aveu, de la pitié et de la souffrance amoureuse se tissent dans des vers oscillant entre dévotion et désespoir.
Les citations révèlent une réflexion sur l'équilibre fragile des sentiments, inspirée par des figures comme Ronsard et Victor Hugo. Publié dans un contexte littéraire riche en poésie amoureuse, ce recueil s'inscrit dans une tradition où l'amour est à la fois divin et destructeur, comme en témoignent ses références aux dieux et à la "grand'route" de l'âme.
Citations de Missel d'amour ()
“ Se taire est-ce vivre, ô mon coeur fidèle? Et pour être heureux est-ce le moyen? Si d'Elle tu n'as nulle joie, eh bien, Ta souffrance te viendra d'Elle! Va te prosterner! Va La supplier! Tâche de savoir ! Il faut qu'Elle prenne Pitié de ton mal et berce ta peine Ou te repousse avec Son Pied. Il faut dans le ciel que ton coeur s'élance Ou que dans l'Enfer il sombre. Il le faut. Eh! que fait l'amour au fond d'un caveau, Dans un trou d'ombre et de silence ! La joie et la mort seules ont du prix. Accepte Sa loi, puisqu'Elle est maîtresse. ”
“ RONSARD. QUAND l'horloge laisse tomber dans le silence Une goutte de bronze sonore, et la lance Dans l'air pur qu'elle emplit de ses vibrations, C'est vers Vous que s'en vont mes adorations, C'est vers Vous que je prie à l'Heure Une, heure sainte, Heure pure où la cloche une seule fois tinte. Car Vous êtes l'Unique. Aux pieds d'autres j'ai pu Me prosterner parfois pour payer mon tribut A l'amour, implorer d'autres déesses fières, Et brûler mon encens à d'autres sanctuaires, - 201 - Mais c'est toujours à Vous, l'Unique, à Vous toujours Que revenait mon coeur souffrant de trop d'amour. ”
