Charles Fuster, Le Coeur (poésies de 1886-1892… (1892)
“ Tu te dis : « La vie est deuil et naufrage. Je viens de fermer les yeux que j'aimais. Partout l'agonie et partout l'orage ! » — Descends en ton coeur : c'est là qu'est la paix. Tu te dis : « Je veux les voluptés lentes, L'ivresse légère et le parfum lourd, Les regards pâmés, les bouches brûlantes... » — Descends en ton coeur : c'est là qu'est l'amour. Tu te dis : « A moi la gloire et sa flamme ! Je vais, tête haute, héroïque et fort. Je suis immortel ; la foule m'acclame ! » — Descends en ton coeur : c'est là qu'est la mort. ”
