Résumé

Gustave Larsonnier Poésies posthumes. Comment je devins évêque… (1889)

La nature a des voix et des fleurs éternelles, D'immuables ardeurs aux pures étincelles. A tout amour humain se mêle un suc amer, A ses chants les plus doux un écho de l'enfer.
— 82 —
Crains l'amour d'ici-bas; c'est le poison qui ronge : Dieu le fit vérité, l'homme l'a fait mensonge. Ces millions de coeurs qui palpitent par lui En offrent-ils un seul où l'amour pur ait lui?
Ce coeur pur, Dieu l'attend ; diamant qui rayonne, Fleuron qui trouvera sa place à la couronne Dont resplendit son front. Il l'attend : mais, hélas! La terre est loin du ciel! — Fuis l'amour d'ici-bas.
Source : Gallica

Gustave Larsonnier Poésies posthumes. Comment je devins évêque… (1889)

Au nom du Christ qui bénit et console, Riches, donnez de la main et du coeur; Donnez aussi, pauvres, car votre obole Est un trésor aux yeux du Rédempteur :
charité, Dieu la commande Aux plus petits comme aux plus grands Et de plus bas monte l'offrande, Plus ses mérites sont puissants.
Donnez, chrétiens, donnez; celui qui donne Grave son nom dans le Coeur de Jésus. Donnons, pécheurs, afin qu'il nous pardonne Et nous élève au rang de ses élus.
O charité! flamme sublime, Foyer divin, soleil d'amour, Toi dont Jésus fut la victime, Embrase-nous à notre tour!
Source : Gallica

Gustave Larsonnier Poésies posthumes. Comment je devins évêque… (1889)

POUR Dieu ! ne me dis plus : Telle femme est un ange. Un ange! oui, par instant, — je ne le nierai pas, — Semblable à ce reflet qui luit, vacille,' change, Car, hélas! le démon suit l'ange pas à pas.
Sur ce sphinx enchanteur ne prenons point le change ; Tout ce qui plaît, séduit, ravit par ses appas Distille un suc amer : Ainsi l'enfer se venge! La femme, c'est l'amour, mais non l'ange ici-bas.
— 88 —
Même au pied des autels, quand son esprit s'élève, Qui donc m'expliquera l'énigme de son rêve, Inconscient peut-être en ce coeur palpitant?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature