Gustave Larsonnier, Poésies posthumes. Comment je devins évêque… (1889)
“ La nature a des voix et des fleurs éternelles, D'immuables ardeurs aux pures étincelles. A tout amour humain se mêle un suc amer, A ses chants les plus doux un écho de l'enfer. — 82 — Crains l'amour d'ici-bas; c'est le poison qui ronge : Dieu le fit vérité, l'homme l'a fait mensonge. Ces millions de coeurs qui palpitent par lui En offrent-ils un seul où l'amour pur ait lui? Ce coeur pur, Dieu l'attend ; diamant qui rayonne, Fleuron qui trouvera sa place à la couronne Dont resplendit son front. Il l'attend : mais, hélas! La terre est loin du ciel! — Fuis l'amour d'ici-bas. ”
