André Chevalier

Résumé

André Chevalier Fleurs éparses, 1902-1907 (1911)

C'est la clé du bonheur. Aimer ! aimer ! c'est vivre. C'est le vin et, l'éther chauds et réconfortants.
De ce mot les bourgeons se gonflent au printemps ; Dans les arbres, il fait, couler l'ardente sève;
C'est l'espérance, c'est le rayon, c'est le rêve Et la lune au milieu des reflets du ciel pur, Accroche son croissant sur la robe d'azur Dont la nuit de rayons et d'astres éclairée,
S'est pour mieux nous fêter splendidement parée.
De notre amour, Myrrhis, tout un monde est témoin !
Source : Gallica

André Chevalier Fleurs éparses, 1902-1907 (1911)

Et surtout c'est pour Lui, que mes yeux éplorés, Guettent sous les rayons humides et dorés Qui descendent du ciel en poussière irisée,
Comme un matin de Juin, les gouttes de rosée.
Il va venir! Crois-tu qu'il va venir, Disly ?
Oublier près de lui ; c'est le bonheur, l'oubli !
Je veux être contente et je veux être belle.
Tout mon être se livre au printemps qui l'appelle ; Et je veux me griser d'amour et de parfums. Son baiser fanera mes souvenirs défunts,
Comme un soleil ardent fane la rose frêle Que la brise en passant a meurtri de son aile.
Source : Gallica

André Chevalier Fleurs éparses, 1902-1907 (1911)

Tout ce que tu me dis me berce longuement Comme la vague berce un canot sans mâture. Parle-moi de la nuit, du ciel, de la nature Qui chuchote partout les échos de ta voix.
Je t'aime, je t'ai là près de moi, je te vois Sous les pâles rayons d'une lune indulgente Dont la mer se mordore et dont le ciel s'argente. Parle
L'AMANT.
Je ne sais plus! Ecoute, je m'en vais
J'ai comme un souvenir d'amour inachevé ! Je voudrais à tes pieds rester toute une vie ! Contempler tes beaux yeux et ta bouche ravie Dont la ligne saignante et pure me sourit,
Et laisser sur ton coeur mon coeur endolori
Source : Gallica

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