Joaquim Nabuco

Joaquim Nabuco

Résumé

Portrait de Joaquim Nabuco Joaquim Nabuco Amour et Dieu : poésies (1874)

« Alice est fiancée,
C'est un amour soudain, mais c'est un amour vrai. » Vous souvient-il le jour qu'elle s'est égarée Dans la forêt? C'était, je pense, au mois de mai.
C'est moi qui la trouvai, rêveuse et solitaire,
Voyant la gerbe d'eau de diverses couleurs. Ce jour-là, dans son sein, blanc comme la lumière, J'ai vu filtrer l'amour au travers de ses pleurs.
Elle voulut garder le secret dans son âme,
Mais un regard si pur rend le coeur transparent. Y cacher son amour ! autant valait, madame,
Dans une coupe d'or cacher un diamant.
Source : Gallica

Portrait de Joaquim Nabuco Joaquim Nabuco Amour et Dieu : poésies (1874)

En serait-il ainsi, si l'homme sur sa route,
Laissait à chaque pas ce qu'il a de divin ?
S'il ne gardait au coeur que le fiel et le doute,
L'amour se mêlerait à cet aigre levain?
Non. A chaque douleur l'âme devient meilleure Et comprend le bonheur d'aimer, seule, en secret.
C'est un germe béni la larme que l'on pleure ; La feuille sèche embaume et nourrit la forêt.
C'est vrai, la confiance est une fleur sauvage,
Mais dont plus d'un soleil vient dorer les contours. Ceux qui savent souffrir comprennent ce langage : On ne doute jamais quand on aime toujours.
Source : Gallica

Portrait de Joaquim Nabuco Joaquim Nabuco Amour et Dieu : poésies (1874)

Le soleil, entouré d'une rouge auréole, Étincelant sur l'eau comme un globe de feu, Semblait à l'horizon l'éternelle coupole De la cité de Dieu.
Et je le contemplais, l'astre flottant, sublime... Ce que j'avais au coeur mon regard l'indiqua : Je rêvais de le voir, ce dôme, de la cime Où l'adorait l'Inca.
L'horizon m'inondait des reflets de sa flamme,
Mais je sentais sur moi le rayon éternel, Car l'amour et la foi se fondaient dans mon âme, Comme l'onde et le ciel.
Source : Gallica

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