Résumé

Sonnets des vieux maistres françois… (1882)

Le soleil se hastant pour la gloire des cieux Vint opposer sa flamme à l'esclat de ses yeux, Et prit tous les rayons dont l'Olympe se dore;
L'onde, la terre et l'air s'allumoient à l'entour. Mais auprès de Philis on le prit pour l'Aurore, Et l'on crut que Philis estoit l'astre du jour.
MALLEVILLE
La Belle Matineuse
Le silence régnoit sur la terre et sur l'onde, L'air devenoit serein et l'Olympe vermeil; Et l'amoureux Zéphyre affranchi du sommeil Ressuscitoit les fleurs d'une haleine féconde.
L'Aurore desployoit l'or de sa tresse blonde Et semoit de rubis le chemin du Soleil
Source : Gallica

Sonnets des vieux maistres françois… (1882)

Amour à qui je dois et mon mal et mon bien, Que ne luy donniez-vous un coeur comme le mien, Ou que n'avez-vous fait le mien comme les autres !
MOLIERE
A La Motte Le Vayer sur la mort de son fils
Aux larmes, Le Vayer, laisse les yeux ouverts : Ton deuil est raisonnable encor qu'il soit extrême, Et lorsque pour toujours on perd ce que tu perds, La sagesse, crois-moi, peut pleurer elle-même.
On se propose à tort cent préceptes divers
Pour vouloir d'un oeil sec voir mourir ce qu'on aime.
L'effort en est barbare aux yeux de l'Univers,
Et c'est brutalité plus que vertu suprême.
Source : Gallica

Sonnets des vieux maistres françois… (1882)

Philis les yeux en pleurs et le coeur en tristesse Implore le secours de notre charité, Et ne brille pas moins au fort de sa détresse, Qu'un astre qui reluit parmy l'obscurité.
Sa seule nudité descouvre sa richesse; Plus on voit de son corps, plus on voit de beauté; Sa pompe est toute en elle, et comme une déesse Elle doit son éclat à sa propre clarté.
Source : Gallica

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