Sonnets des vieux maistres françois… (1882)
“ Le soleil se hastant pour la gloire des cieux Vint opposer sa flamme à l'esclat de ses yeux, Et prit tous les rayons dont l'Olympe se dore; L'onde, la terre et l'air s'allumoient à l'entour. Mais auprès de Philis on le prit pour l'Aurore, Et l'on crut que Philis estoit l'astre du jour. MALLEVILLE La Belle Matineuse Le silence régnoit sur la terre et sur l'onde, L'air devenoit serein et l'Olympe vermeil; Et l'amoureux Zéphyre affranchi du sommeil Ressuscitoit les fleurs d'une haleine féconde. L'Aurore desployoit l'or de sa tresse blonde Et semoit de rubis le chemin du Soleil ”
