Résumé

Recueil des plus beaux vers mis en chant… (1667-1667)

BElle Iris qui dansez tout le jour, Et dont l'air & la grâce Charment notre Cour Comme il faut que chacun ait son tour ; Que notre Cour vous faste, Naitre un peu d'amout.
A la danse -on ne peut vous passer, Et vous etes plus belle Qu'on ne peut-penser , Mais l'amour commence à se lasser. Que vous n'aimiez, cruelle, Rien tant qu'à danser.
L'on TOUS VOID, sans pousser un helas! De mille amans malades, Causer le trépas, Vostre danse a pour eux des pas,
Mais l'amour de gambades Ne se paye pas.
Source : Gallica

Recueil des plus beaux vers mis en chant… (1667-1667)

Pourquoy vous dire sans beauté, Et tant vanter vostre bonté ; Ah ! Philis ce discours m'etonne : Mais je vous entens , & je voi En quel sens vous estes si bonne, Et n'etes pas belle pour moi.
Vous n'stes point belle en effet, Votre cruauté vous deffait Jusqu'au point qu'elle me dégage ; Vostre orgueil, ny vostre rigueur N'est point un beau trait de vilage. Pour moi qui pense avoir du coeur.
Vour estes bonne dites-vous, C'est de ne faire aucuns jaloux, Puis que vous n'obligez personne A vous parler sans compliment Belle Philis vous n'etes bonne Qu'à faire enrager un amant.
Source : Gallica

Recueil des plus beaux vers mis en chant… (1667-1667)

On voie chaque fois La belle jeunesse Faire son devoir Et le Dieu d'amour Briller dans nostre Cours Mais leurs voeux, leurs soins & leurs feux, N'engagent guere leur Maistresse : Qu'ils furent sans cesse Qu'il n'est rien si charmant, Qu'ils meurent de tourment, Ce n'est pas là ce qui la presse, C'est le Sacrement.
Source : Gallica

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