Pierre Du Ryer, Les Vendanges de Suresnes comédie
“ Tirsis Un petit mal de coeur, mais j'en suis allégé. Est-elle à ton amour favorable ou cruelle ? Polidor Je serais indiscret si je me plaignais d'elle. Tirsis T'aime-t-elle ? Polidor Ha Tirsis ! Jusqu'à ce triste jour Ma timidité seule a caché mon amour. J'ose lui dire tout, excepté que je l'aime : Mais plus mon feu se cache et plus il est extrême, Et lorsqu'il entretient ma secrète douleur, Bien qu'il soit sans éclat il n'est pas sans chaleur. Peut-être, cher Ami, qu'en aimant Dorimène Il ne tient qu'à parler pour alourdir ma peine. ”
