Phyllis

Définition et enjeux

Olinde Petel,  Les Idéales, poésies, par Olinde Petel (1858)

“ Si le bel Alexis fuyait de nos montagnes, Les fleuves n'iraient plus féconder les campagnes.
THYRSIS.
Arides sont les champs ; Phébus embrase l'air ; L'herbe meurt altérée ; aux collines Liber Envie un pampre épais qui les couvrait d'ombrage : Quand ma Phyllis viendra, partout un beau feuillage Verdira dans les bois, et, par nombreux torrents, Jupiter descendra fertiliser les champs.
CORYDON.
Le peuplier, d'Alcide est la plante sacrée ; Du joyeux Iacchus la vigne est préférée ; Vénus aime le myrte, et Phébus les lauriers : Aux yeux de ma Phyllis plaisent les coudriers
”
Source : Gallica

Portrait de Mario Proth Mario Proth,  Au pays de l'Astrée (1868)

“ La harangue de Phyllis, qui repose sur l'éblouissante perfection du sexe féminin, est d'une adorable impertinence. La cause entendue, Diane prononce ce jugement mémorable et profond, tel que saint Louis n'en rendit point sous son arbre ni Sancho dans son île Que « Phyllis est bien plus aimable « que Sylvandre, mais que Sylvandre sait bien mieux se « faire aimer que Phyllis. » La formule insolite et empruntée au vocabulaire des amants, par laquelle se traduit quelquefois l'amitié de nos bergères, n'a rien d'ailleurs qui puisse choquer un esprit bien élevé ”
Source : Gallica

Portrait de Elizabeth Gaskell Elizabeth Gaskell,  Cousine Phillis

“ Ma confusion parut amuser mon père.
« Voyons, Paul, d’où vient cette rougeur ? Mes plans ont-ils le bonheur de te paraître acceptables ? »
Je pris rapidement mon parti, sachant que mon interlocuteur n’aimait guère les indécisions.
« En supposant que j’eusse du goût pour Phillis, lut dis-je sans hésiter, elle n’en aurait aucun pour moi. Je l’aime autant qu’on peut aimer une sœur, et je crois qu’elle m’aime aussi comme un frère... mais comme un frère cadet. »
La physionomie de mon père s’attrista un peu.
”
Source : Wikisource

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