Mario Proth,
Au pays de l'Astrée
(1868)
“ Et la soumission sans bornes que d'ordinaire on répute féminine sans trop savoir pourquoi, n'est-elle point la vertu négative de mademoiselle Céladon? La feinte Alexis n'est qu'une femme, manquée; l'extrême affection que lui prodigue Astrée s'explique assez par son charme, et surtout par son étonnante ressemblance avec le beau regretté et l'amitié de la bergère pour « la belle druyde » n'est en somme que de hamour inconscient. Mais la tendre amitié entre femmes n'a point dans l'œuvre que ces incarnations-là; au contraire, la plupart des bergères du Lignon vivent dans un accord séraphique. ”
