Vittorio Alfieri,
Mémoires de Victor Alfieri, d’Asti
“ Tout le jour, j’avais été tiraillé par cette passion déplorable, et voici que le repentir, la douleur, la lâcheté, me donnent au cœur un si terrible assaut, que toute raison devenant vaine, sourd à la vérité, je change tout-à-coup de résolution. J’avais pris avec moi un abbé français ; je le laisse continuer le voyage avec ma voiture et mes domestiques, et leur dis d’aller m’attendre à Milan. Resté seul sur la route, je saute sur un cheval, six heures avant le jour, avec un postillon pour guide ; je cours toute la nuit, et le lendemain de bonne heure je me retrouve à Turin ”
