Gustave Chatenet, Études sur les poètes italiens Dante… (1892)
“ La littérature italienne que, par un puissant effort de génie, Dante avait créée toute sublime en lui donnant un but national et une langue hardie, se détourna aussitôt de ses voies. La muse gracieuse, mais énervante de Pétrarque introduisait déjà dans ses poèmes cette adulation qui fit longtemps désespérer du génie italien. Profonde dans Machiavel, étincelante d'imagination dans l'Arioste et le Tasse, la littérature ne se releva avec eux que pour tomber plus bas encore; et les trois siècles qui suivirent furent trois siècles de pédantisme, d'affadissement et de décadence. ”
