Résumé

Portrait de Amable Tastu Amable Tastu Tableau de la littérature italienne depuis l'établissement du christianisme jusqu'à nos jours… (1870)

Vivez, vivez pour voire fils, pour pleurer sur la cendre de votre époux; et au milieu de vos plaintes... prononcez quelquefois le nom d'Antigone.
ARGIE
Vous me déchirez le cœur...; ma voix est étouffée par les soupirs...; moi, vivre... pendantqu'à votre mort...
ANTIGONE
Je marche il une horrible mort. Le champ où pendant la nuit nous avons élevé un tombeau à Polynice, doit être ma sépulture. Créon veut que j'y sois enterrée vivante.
ARGIE
Le monstre !
ANTIGONE
Il choisit la nuit pour mon supplice, parce qu'il craint le peuple. Ah! retenez vos pleurs; allez, laissez-moi.
Source : Gallica

Portrait de Amable Tastu Amable Tastu Tableau de la littérature italienne depuis l'établissement du christianisme jusqu'à nos jours… (1870)

Il est une partie du monde qui est constamment couchée dans la glace et sous des neiges éternelles, loin, bien loin de la route du soleil; les jours y sont nébuleux et courts. Là naît une race naturellement ennemie de la paix, pour qui la mort n'est pas souffrance. Si, plus dévote qu'elle n'a coutume, elle joint son épée à la fureur de l'Allemand, Turcs, Arabes, Chaldéens et tout ce qui espère dans les dieux de la contrée où la mer ensanglante ses ondes, ce qu'il convient de redouter, tu le sauras : peuple nu, timide et mou, qui ne croise jamais le fer et qui confie tous ses coups au vent.
Source : Gallica

Portrait de Amable Tastu Amable Tastu Tableau de la littérature italienne depuis l'établissement du christianisme jusqu'à nos jours… (1870)

Je n'ai tiré l'épée que pour épargner à Thèbes de nouveaux forfaits.
CRÉON
Vous êtes armé contre votre père, contre votre roi! c'est un moyen nouveau pour épargner les crimes que d'exercer le peuple à la révolte. Fils aveugle et ingrat ! ton père te chérit encore malgré lui. Mais dis-moi, que veux-tu? est-ce mon sceptre?
HÉMON
Régnez, prolongez vos jours. Je ne veux point de votre sceptre; mais je demande, je veux celle que j'aime, et je saurai l'enlever de vos mains. Je vous forcerai à me rendre Antigone et Argie.
Source : Gallica

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