Charles Silvestre,
Belle Sylvie
(1925)
“ Elle faisait le chemin du Chaperon rouge pour aller boire en quelque métairie une jatte de lait, qu’elle partageait avec Marie-Gabriel. Le loup rentrait dans le hallier. On entendait des bergères chanter des chansons qui étaient nées sous le règne des rois. Claude souriait dans l’air brillant à Sylvie qui s’apaisait. L’âme suivait la pente du bonheur, comme l’eau pure qui s’ouvrait çà et là, en vives grappes de lumière. Cet étang que l’hiver avait assombri, mêlait les couleurs du ciel purifié et le vent des lointaines mers ne venait plus le tourmenter. ”
