“ Quelle est vostre pensée ?NERON. Quoy toûjours enchaîné de ma gloire passée J’auray devant les yeux je ne sçay quel amour, Que le hazard nous donne & nous oste en un jour ? Soûmis à tous leurs vœux, à mes desirs contraire Suis-je leur Empereur seulement pour leur plaire ?BURRHUS. Et ne suffit-il pas, Seigneur, à vos souhaits Que le bon-heur public soit un de vos bien-faits ? C’est à vous à choisir, vous estes encor maistre. Vertueux jusqu’icy, vous pouvez toûjours l’estre. Le chemin est tracé, rien ne vous retient plus. Vous n’avez qu’à marcher de vertus en vertus. ”
Résumé
“Britannicus”, est une œuvre de Jean Racine. Des thèmes tels que l'Empire, Neron ou toûjours y sont abordés.
Citations de Britannicus (Jean Racine)
“ AGRIPPINE. Seigneur, à vos soupçons donnez moins de creance Nostre salut depend de nostre intelligence. J’ay promis, il suffit. Malgré vos ennemis Je ne revoque rien de ce que j’ay promis. Le coupable Neron fuit en vain ma colere. Tost ou tard il faudra qu’il entende sa Mere. J’essayray tour à tour la force & la douceur. Où moy-mesme avec moy conduisant vostre Sœur, J’iray semer par tout ma crainte & ses alarmes, Et ranger tous les cœurs du party de ses larmes. Adieu. J’assiegeray Neron de toutes parts. Vous, si vous m’en croyez, évitez ses regards. ”
“ Vostre cœur s’accusoit de trop de cruauté, Et plaignant les mal-heurs attachez à l’Empire, Je voudrois, disiez-vous, ne sçavoir pas écrire. Non, ou vous me croirez, ou bien de ce mal-heur Ma mort m’épargnera la veuë & la douleur. On ne me verra point survivre à vostre gloire. Si vous allez commettre une action si noire, [2] Me voilà prest, Seigneur. Avant que de partir, Faites percer ce cœur qui n’y peut consentir. Appellez les cruels qui vous l’ont inspirée, Qu’ils viennent essayer leur main mal assurée. Mais je voy que mes pleurs touchent mon Empereur. ”
“ C’est que vous appuyez vous mesme son courroux, Et que vous luy donnez des armes contre vous.NERON. Moy, Burrhus ?BURRHUS. Moy, Burrhus ? Cét amour, Seigneur, qui vous possede...NERON. Je vous entens, Burrhus, le mal est sans remede. Mon cœur s’en est plus dit que vous ne m’en direz. Il faut que j’aime enfin.BURRHUS. Il faut que j’aime enfin. Vous vous le figurez, Seigneur, & satisfait de quelque resistance Vous redoutez un mal foible dans sa naissance. ”
“ Je luy laissay sans fruit consumer sa tendresse, De ses derniers soûpirs je me rendis maistresse, Mes soins, en apparence épargnant ses douleurs, De son Fils, en mourant, luy cacherent les pleurs. Il mourut. Mille bruits en courent à ma honte. J’arrestay de sa mort la nouvelle trop prompte : Et tandis que Burrhus alloit secrettement De l’Armée en vos mains exiger le serment. Que vous marchiez au Camp, conduit sous mes auspices, Dans Rome les Autels fumoient de sacrifices, Par mes ordres trompeurs tout le Peuple excité Du Prince déja mort demandoit la santé. ”
“ Neron de Silanus fait enlever la Sœur. Ne tient-il qu’à marquer de cette ignominie Le sang de nos Ayeux, qui brille dans Junie ? De quoy l’accuse-t-il ? Et par quel attentat Devient-elle en un jour criminelle d’Estat ? Elle, qui sans orgueil jusqu’à lors élevée, N’auroit point vû Neron, s’il ne l’eust enlevée, Et qui mesme auroit mis au rang de ses bienfaits L’heureuse liberté de ne le voir jamais.BURRHUS. Je sçay que d’aucun crime elle n’est soupçonnée. Mais jusqu’icy Cesar ne l’a point condamnée, Madame. ”
“ NERON. Ah ! Que demandez-vous !BURRHUS. Ah ! Que demandez-vous ! Non, il ne vous hait pas, Seigneur, on le trahit, je sçay son innocence, Je vous répons pour luy de son obeïssance. J’y cours. Je vais presser un entretien si doux.NERON. Dans mon Appartement qu’il m’attende, avec vous. Scène IV. NERON, NARCISSE.NARCISSE. SEigneur, j’ay tout preveu pour une mort si juste. Le poison est tout prest. La fameuse Locuste A redoublé pour moy ses soins officyeux. Elle a fait expirer un Esclave à mes yeux ; Et le fer est moins prompt pour trancher une vie. ”
“ Il n’est point de secrets que le temps ne revele, Il sçaura que ma main luy devoit presenter Un poison, que vostre ordre avoit fait apprêter. Les Dieux de ce dessein puissent-ils le distraire ! Mais peut-estre il fera ce que vous n’osez faire.NERON. On répond de son cœur, & je vaincray le mien.NARCISSE. Et l’Hymen de Junie en est-il le lien ? Seigneur, luy faites-vous encor ce sacrifice ?NERON. C’est prendre trop de soin. Quoy qu’il en soit, Narcisse, Je ne le compte plus parmy mes Ennemis.NARCISSE. Agrippine, Seigneur, se l’étoit bien promis. ”
“ Ces murs mesmes, Seigneur, peuvent avoir des yeux, Et jamais l’Empereur n’est absent de ces lieux.BRITANNICUS. Et depuis quand, Madame, estes-vous si craintive ? Quoy déja vostre amour souffre qu’on le captive ? Qu’est devenu ce cœur qui me juroit toûjours De faire à Neron mesme envier nos amours ? Mais bannissez, Madame, une inutile crainte. La foy dans tous les cœurs n’est pas encore esteinte. Chacun semble des yeux approuver mon courroux ; La Mere de Neron se declare pour nous ; Rome de sa conduite elle mesme offensée...JUNIE. Ah Seigneur, vous parlez contre vostre pensée. ”
“ Mes yeux depuis long-temps fatiguez de ses soins, Rarement de ses pleurs daignent estre témoins. Trop heureux si bien-tost la faveur d’un divorce, Me soulageoit d’un joug qu’on m’imposa par force. Le Ciel même en secret semble la condamner. Ses vœux depuis quatre ans ont beau l’importuner. Les Dieux ne mõtrent point que sa vertu les touche : D’aucun gage, Narcisse, ils n’honorent sa couche. L’Empire vainement demande un heritier.NARCISSE. Que tardez-vous, Seigneur, à la repudier ? L’Empire, vostre cœur, tout condamne Octavie. ”
“ Inconnus dans la foule, & son Amant luy-même, Attachez sur vos yeux s’honorer d’un regard Que vous aurez sur eux fait tomber au hasard, Quand elle vous verra de ce degré de gloire, Venir en soûpirant avoüer sa victoire, Maistre n’en doutez point, d’un cœur déja charmé Commandez qu’on vous aime, & vous serez aimé.NERON. A combien de chagrins il faut que je m’appreste ! Que d’importunitez !NARCISSE. Que d’importunitez ! Quoy donc ? qui vous arreste, Seigneur ?NERON. Seigneur ? Tout. Octavie, Agrippine, Burrhus, Senecque, Rome entiere, & trois ans de vertus. ”
“ Et ne me cache point pour luy fermer la bouche.NERON. Je vous entens. Hé bien, Gardes.JUNIE. Je vous entens. Hé bien, Gardes. Que faites-vous ? C’est vostre Frere. Helas ! C’est un Amant jaloux. Seigneur, mille mal-heurs persecutent sa vie. Ah ! son bon-heur peut-il exciter vostre envie ? Souffrez que de vos cœurs rapprochant les liens, Je me cache à vos yeux, & me dérobe aux siens. Ma fuite arrestera vos discordes fatales, Seigneur, j’iray remplir le nombre des Vestales. Ne luy disputez plus mes vœux infortunez, Souffrez que les Dieux seuls en soient importunez. ”
“ Mais si dans sa fierté vostre cœur affermy Vouloit ne point s’entendre avec son ennemy, Si de vos premiers ans vous consultiez la gloire, Si vous daigniez, Seigneur, rappeller la memoire Des vertus d’Octavie, indignes de ce prix, Et de son chaste amour vainqueur de vos mépris ”
“ Hé quoy vous voulez dõc, Madame, Qu’à d’éternels soupçons j’abandonne mon ame ? Seul de tous mes Amis Narcisse m’est resté. L’a-t-on veu de mon Pere oublier la bonté ? S’est-il rendu, Madame, indigne de la mienne ? Neron de temps en temps souffre qu’il l’entretiẽne, Je le sçay. Mais il peut, sans violer sa foy, Tenir lieu d’Interprete entre Neron & moy. Et pourquoy voulez-vous que mon cœur s’en défie ?JUNIE. Et que sçay-je ? Il y va, Seigneur, de vostre vie. Tout m’est suspect. Je crains que tout ne soit seduit. Je crains Neron. Je crains le mal-heur qui me suit. ”
“ NERON. Et quel est donc, Seigneur, cét Espoux ? Moy, madame.JUNIE. Vous !NERON. Vous ! Je vous nommerois, Madame, un autre nom, Si j’en sçavois quelque autre au dessus de Neron. Ouy, pour vous faire un choix, où vous puissiez souscrire, J’ay parcouru des yeux la Cour, Rome, & l’Empire. Plus j’ay cherché, Madame, & plus je cherche encor En quelles mains je doy confier ce tresor, Plus je voy que Cesar digne seul de vous plaire En doit estre luy seul l’heureux depositaire, Et ne peut dignement vous confier qu’aux mains A qui Rome a commis l’Empire des Humains. ”
“ HÉ bien, Burrhus, Neron découvre son genie. Cette ferocité que tu croyois flêchir De tes foibles liens est preste à s’affranchir. En quels excez peut-estre elle va se répandre ! O dieux ! En ce mal-heur quel conseil dois-je prẽdre ? Seneque, dont les soins me devroient soulager, Occupé loin de Rome, ignore ce danger. Mais quoy ? Si d’Agrippine excitant la tendresse Je pouvois... La voicy, mon bon-heur me l’adresse. ”
“ NERON. Du moins si je ne sçay le secret de luy plaire, Je sçay l’art de punir un Rival temeraire.BRITANNICUS. Pour moy, quelque peril qui me puisse accabler, Sa seule inimitié peut me faire trembler.NERON. Souhaittez la. C’est tout ce que je vous puis dire.BRITANNICUS. Le bon-heur de luy plaire est le seul où j’aspire.NERON. Elle vous l’a promis, vous luy plairez toûjours. ”
“ NERON. Rome ne porte point ses regards curieux Jusques dans des secrets que je cache à ses yeux. Imitez son respect.BRITANNICUS. Imitez son respect. On sçait ce qu’elle en pense.NERON. Elle se taist du moins, imitez son silence.BRITANNICUS. Ainsi Neron commence à ne se plus forcer.NERON. Neron de vos discours commence à se lasser.BRITANNICUS. Chacun devoit benir le bon-heur de son regne.NERON. Heureux ou mal-heureux, il suffit qu’on me craigne. ”
“ Que la bouche & le cœur sont peu d’intelligence ! Avec combien de joye on y trahit sa foy ! Quel séjour estranger & pour vous & pour moy !BRITANNICUS. Mais que son amitié soit veritable ou feinte, Si vous craignez Neron, luy-même est-il sãs crainte ? Non, non, il n’ira point par un lâche attentat Soûlever contre-luy le Peuple & le Senat. Que dis-je ? Il reconnoist sa derniere injustice. Ses remords ont paru même aux yeux de Narcisse. Ah s’il vous avoit dit, ma Princesse, à quel point...JUNIE. Mais Narcisse, Seigneur, ne vous trahit-il point ?BRITANNICUS. Luy me trahir ? ”
“ L’Empereur, il est vray, ne vient plus chaque jour Mettre à vos pieds l’Empire, & grossir vostre Cour. Mais le doit-il, Madame ? Et sa reconnoissance Ne peut-elle éclater que dans sa dépendance ? Toûjours humble, toûjours le timide Neron N’ose-t-il estre Auguste, & Cesar que de nom ? Vous le diray-je enfin ? Rome le justifie. Rome à trois Affranchis si long-temps asservie, A peine respirant du joug qu’elle a porté, Du regne de Neron compte sa liberté. Que dis-je ? La Vertu semble mesme renaistre. Tout l’Empire n’est plus la dépoüille d’un Maître. ”
“ Fuit, & ne daigne pas peut-estre s’informer Si Cesar est aimable, ou bien s’il sçait aimer ? Dy moy : Britannicus l’aime-t-il ?NARCISSE. Dy moy : Britannicus l’aime-t-il ? Quoy s’il l’aime, Seigneur ?NERON. Seigneur ? Si jeune encor se connoist-il luy même ? D’un regard enchanteur connoist-il le poison ?NARCISSE. Seigneur, l’amour toûjours n’attend pas la raison. N’en doutez point, il l’aime. Instruits par tant de charmes Ses yeux sont déja faits à l’usage des larmes. ”
“ Toûjours punir, toûjours trembler dans vos projets, Et pour vos ennemis compter tous vos sujets. Ah ! de vos premiers ans l’heureuse experience Vous fait elle, Seigneur, haïr vostre innocence ? Songez-vous au bon-heur qui les a signalez ? Dans quel repos, ô Ciel ! les avez-vous coulez ! Quel plaisir de penser & de dire en vous-même, Par tout, en ce moment, on me benit, on m’aime. On ne voit point le Peuple à mon nom s’allarmer, Le Ciel dans tous leurs pleurs ne m’entend point nommer. ”
“ Je vous répons de vous, consentez seulement. Du sang dont vous sortez rappelez la mémoyre, Et ne preferez point à la solide gloire Des honneurs dont Cesar pretend vous revestir, La gloire d’un refus, sujet au repentir. ”
“ La coupe dans ses mains par Narcisse est remplie, Mais ses levres à peine en ont touché les bords, Le fer ne produit point de si puissans efforts Madame, la lumiere à ses yeux est ravie, Il tombe sur son lit sans chaleur & sans vie. Jugez combien ce coup frappe tous les esprits. ”
“ L’Empire en est pour vous l’inépuisable source, Ou si quelque chagrin en interromp la course, Tout l’Univers soigneux de les entretenir S’empresse à l’effacer de vostre souvenir. Britannicus est seul. Quelque ennuy qui le presse Il ne voit dans son sort que moy qui s’interesse, Et n’a pour tout plaisir, Seigneur, que quelques pleurs Qui luy font quelquefois oublier ses malheurs.NERON. Et ce sont ces plaisirs, & ces pleurs que j’envie, Que tout autre que luy me payroit de sa vie. Mais je garde à ce Prince un traitement plus doux. Madame, il va bien-tost paroistre devant vous. ”
“ A loüer l’ennemy dont je suis opprimé ? Qui vous rend à vous même en un jour si contraire ? Quoy mesme vos regards ont appris à se taire ? Que vois-je ? Vous craignez de rencontrer mes yeux ? Neron vous plairoit-il ? Vous serois-je odieux ? Ah ! si je le croyois... Au nom des Dieux, Madame, Esclaircissez le trouble où vous jettez mon ame. Parlez. Ne suis-je plus dans vostre souvenir ?JUNIE. Retirez-vous, Seigneur, l’Empereur va venir.BRITANNICUS. Apres ce coup, Narcisse, à qui doy-je m’attendre ? ”
“ Luy preste des raisons, l’excuse, l’idolâtre. Je voudrois vaincre enfin mon incredulité, Je la voudrois haïr avec tranquillité. Et qui croira qu’un cœur si grand en apparence, D’une infidelle Cour ennemy dés l’enfance, Renonce à tant de gloire, & dés le premier jour Trame une perfidie, inoüie à la Cour ?NARCISSE. Et qui sçait si l’Ingrate en sa longue retraite N’a point de l’Empereur medité la défaite ? Trop seure que ses yeux ne pouvoient se cacher Peut-estre elle fuyoit pour se faire chercher, Pour exciter Cesar par la gloire penible De vaincre une fierté jusqu’alors invincible. ”
“ Las de se faire aimer il veut se faire craindre. Britannicus le gesne, Albine, & chaque jour Je sens que je deviens importune à mon tour.ALBINE. Quoy ? vous à qui Neron doit le jour qu’il respire ? Qui l’avez appellé de si loin à l’Empire ? Vous qui desheritant le fils de Claudius Avez nommé Cesar l’heureux Domitius ? Tout lui parle, Madame, en faveur d’Agrippine. Il vous doit son amour.AGRIPPINE. Il vous doit son amour. Il me le doit, Albine. Tout, s’il est genereux luy, prescrit cette loy, Mais tout, s’il est ingrat, luy parle contre moy.ALBINE. S’il est ingrat, Madame ! Ah ! ”
“ BURRHUS. Poison mesme... Madame, ils ne vous croiront pas. Ils sçauront recuser l’injuste stratagême D’un témoin irrité qui s’accuse luy-mesme. Pour moy qui le premier seconday vos desseins, Qui fis mesme jurer l’Armée entre ses mains. Je ne me repens point de ce zele sincere. Madame, c’est un Fils, qui succede à son Pere. En adoptant Neron, Claudius par son choix De son Fils & du vostre a confondu les droits. Rome l’a pû choisir. Ainsi sans estre injuste Elle choisit Tibere adopté par Auguste, Et le jeune Agrippa de son sang descendu Se vit exclus d’un rang vainement pretendu. ”
“ Ajoûtera ta perte à tant d’autres victimes, Qu’apres t’estre couvert de leur sang & du mien, Tu te verras forcé de répandre le tien, Et ton nom paroistra dans la race future Aux plus cruels tyrans une cruelle injure. ”
“ Vous m’avez de Cesar confié la jeunesse, Je l’avouë, & je doy m’en souvenir sans cesse. Mais vous avois-je fait serment de le trahir, D’en faire un Empereur, qui ne sceût qu’obeïr ? Non. Ce n’est plus à vous qu’il faut que j’en réponde, Ce n’est plus vostre fils. C’est le Maistre du monde. J’en doy compte, Madame, à l’Empire Romain Qui croit voir son salut, ou sa perte en ma main. Ah ! si dans l’ignorance il le faloit instruire, N’avoit-on que Seneque, & moy pour le seduire ? ”
“ Narcisse plus hardy s’empresse pour luy plaire. Il vole vers Junie, & sans s’épouvanter D’une profane main commence à l’arrester. De mille coups mortels son audace est punie, Son infidelle sang rejaillit sur Junie. Cesar de tant d’objets en mesme temps frappé Le laisse entre les mains qui l’ont enveloppé. Il rentre. Chacun fuit son silence farouche. Le seul nom de Junie échappe de sa bouche. Il marche sans dessein, ses yeux mal assurez N’osent lever au Ciel leurs regards égarez. ”
Termes fréquents
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