Léo-Paul Desrosiers, Les Opiniâtres
“ Malgré son habileté, le raffermissement de ses muscles, disposer d’un seul tronc noueux et branchu, occupait de longues journées pénibles. Le bois dur pesait aux bras comme des blocs de granit. Confronté comme par un barrage par la rudesse de cet ouvrage et sa lenteur, le courage de Pierre refluait, cherchait à droite et à gauche des issues plus faciles que le défrichement ; il affouillait ses berges. Comme tous les colons, le jeune homme éprouvait la tentation de se soustraire à cet effort devant lequel le corps regimbait. ”
