Roger de Beauvoir,
Duels et duellistes
(1864)
“ La réponse de Chodruc fut un soufflet. — Apprends que j'ai un bras pour me battre et jamais pour arrêter, lui dit-il. J'ai été l'ami de Peyronnet, j'ai à m'en plaindre, mais pour assurer sa liberté je donnerais encore ce qui me reste de vie. Le vrai roi du Palais-Royal était donc ce Titan découronné. Il avait eu l'éclat, la séve, la jeunesse ; il avait étonné Bordeaux par une foule d'aventures. Son cœur avait trouvé peu de cruelles, son épée peu de vainqueurs. Aujourd'hui la barbe épaisse, l'œil morne, il regarde la sébile pleine de louis d'or du changeur Joseph, les chaînes de turquoise ”
