Roger de Beauvoir

Roger de Beauvoir

Résumé

Portrait de Roger de Beauvoir Roger de Beauvoir Duels et duellistes (1864)

La réponse de Chodruc fut un soufflet.
— Apprends que j'ai un bras pour me battre et jamais pour arrêter, lui dit-il. J'ai été l'ami de Peyronnet, j'ai à m'en plaindre, mais pour assurer sa liberté je donnerais encore ce qui me reste de vie.
Le vrai roi du Palais-Royal était donc ce Titan découronné.
Il avait eu l'éclat, la séve, la jeunesse ; il avait étonné Bordeaux par une foule d'aventures. Son cœur avait trouvé peu de cruelles, son épée peu de vainqueurs. Aujourd'hui la barbe épaisse, l'œil morne, il regarde la sébile pleine de louis d'or du changeur Joseph, les chaînes de turquoise
Source : Gallica

Portrait de Roger de Beauvoir Roger de Beauvoir Duels et duellistes (1864)

Si Richelieu ne se fut montré habile que dans le grand duel de la guerre, où certes il cueillit assez de palmes, nous n'eussions pas encadré sa physionomie connue dans ces pages; elle nous a semblé leur revenir de droit par son insouciance frondeuse et sa grâce chevaleresque. Un homme qui prenait Mahon avec des violons râclant des ars de la Courtille et donnait ainsi la musique aux ennemis, est, pour nous, le type le plus français et le plus gascon depuis Henri de Béarn ; il a l'énergie du comte de Saxe et la grâce du chevalier de Gramont.
Source : Gallica

Portrait de Roger de Beauvoir Roger de Beauvoir Duels et duellistes (1864)

La certitude d'être habile à défendre sa vie rendait un homme moins difficile sur les occasions de l'exposer. Le changement qui s'opéra sur la manière de se vêtir, sous le règne de Louis XVI, contribua beaucoup à introduire l'usage des duels au pistolet, combat qui n'a rien de noble ni de français dans la réelle acceptation de ce mot, lutte sauvage, où le courage ne peut suppléer à l'adresse. Dans cette passe d'armes, on est obligé souvent de tuer son adversaire sans défense, ou de se laisser tuer soi-même d'une égale façon.
Source : Gallica

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