Jules-Louis-Melchior Porthmann

Résumé

Jules-Louis-Melchior Porthmann Quelques réflexions d'un homme du monde… (1812)

Les jeux de hasard ont dû nécessairement
l'emporter sur ceux dits de commerce, auprès des joueurs vraiment dignes de ce nom ; les chances de ces derniers sont trop lentes, le genre de leurs combinaisons demande trop d'attention ; les jeux de hasard ne donnent d'autre peine que de placer son argent et de le retirer lorsqu'on a gagné. Le trente et un , autrement dit la rouge et noire, est aujourd'hui le jeu à la mode; chaque coup amène la perte ou le gain; point de temps perdu, point de travail d'esprit ; voilà ce qu'il faut aux véritables joueurs.
Source : Gallica

Jules-Louis-Melchior Porthmann Quelques réflexions d'un homme du monde… (1812)

Je trouve qu'en envisageant la question sous son vrai point de vue, un homme consommé dans l'escrime, qui en insulte un autre et se bat avec lui, commet une espèce d'assassinat, moins formel, à la vérité, que s'il le frappait avant qu'il fût en défense, mais où souvent il ne court pas plus de risque. Or, si l'égalité doit rigoureusement exister quelque part, c'est à coup sûr dans une occasion qui met en danger la vie de deux hommes. Quel moyen d'établir cette égalité, ou au moins de la réduire à la seule force du corps ? la suppression des maîtres d'armes.
Source : Gallica

Jules-Louis-Melchior Porthmann Quelques réflexions d'un homme du monde… (1812)

Le seigneur offensé regarda ce mot comme une permission formelle de se battre ; il fit appeler son ennemi. L'exemple ne tarda pas à être suivi, et toute la noblesse adopta cette manière de venger ses injures avec un empressement qui tenait de la fureur. Pendant quelques années l'offenseur et l'offensé se portèrent seuls sur le champ de bataille ; mais en 1578, le fameux duel de trois contre trois, quoique Quélus et d'Entragues fussent les seuls mêlés dans la querelle, amena l'usage des seconds qui a duré pendant plus d'un siècle.
Source : Gallica

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