Résumé

Portrait de Victor Fournel Victor Fournel Du rôle des coups de bâton dans les relations sociales et… (1858)

L’écrivain n’est plus un valet ni un parasite, le fou de cour de monseigneur le premier ministre, ni l’épagneul de madame la marquise. Le haut personnage et le petit bourgeois n’ont pas plus d’autorité l’un que l’autre sur lui : tous deux font, au même titre, partie du public, son seul maître, s’il est vrai qu’il ait un maître.
Tous sont égaux devant la plume : à ses attaques, les uns, — ce sont presque toujours les plus sages, — répondent par le silence ; les autres, par l’épée ; d’autres encore en appellent à la justice ou à la plume elle-même. Personne ne songe à l’argument du bâton.
Source : Gutenberg

Portrait de Victor Fournel Victor Fournel Du rôle des coups de bâton dans les relations sociales et… (1858)

Le pont Neuf ! Combien d’exécutions de ce genre n’a-t-il pas dû voir ! C’était la patrie favorite des faiseurs de gazettes, de pasquins et de couplets satiriques : ce devait être aussi la terre classique et la patrie des coups de bâton. Combien d’autres, si le pont Neuf parlait, n’en pourrait-il pas citer encore, à côté de Bautru et de ce bon gros Saint-Amant qu’on y trouva un matin, roué, moulu, à moitié mort, tant les laquais de M. le prince, qu’il avait eu l’imprudence de chansonner, mettaient de zèle à venger leur maître !
Source : Gutenberg

Portrait de Victor Fournel Victor Fournel Du rôle des coups de bâton dans les relations sociales et… (1858)

Un jour, cependant, un gentilhomme lève sa canne sur lui : s’il eût levé l’épée, peut-être l’épistolier eût-il répondu en tirant la sienne ; mais, devant le bâton, il reconnut l’arme habituellement employée contre les gens de lettres, et rappelé, par cet avis expressif, aux sentiments essentiels de sa profession, il répondit en courbant la tête, comme eût pu faire Montmaur ou Rangouze : « Monseigneur, la partie n’est pas égale : vous êtes grand, et je suis petit, vous êtes brave, et je suis poltron ; vous voulez me tuer, eh bien, je me tiens pour mort. »
Source : Gutenberg

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