“ Sans doute, j’ai dit que les vers de Lucilius couraient d’un pied irrégulier. Quel partisan de Lucilius est assez stupide pour ne pas l’avouer ? Mais, en même temps, je l’ai loué dans la même page d’avoir aspergé la Ville de beaucoup de sel. Cependant, en lui accordant cela, je ne lui accorderai pas tout le reste ; car alors j’admirerais aussi comme de beaux poëmes les mimes de Labérius. Il ne suffit pas de faire rire l’auditeur, bien que ce soit un mérite. Il faut de la concision pour que la pensée se hâte sans embarrasser les oreilles fatiguées du poids des mots. ”
Lucilius
Définition et enjeux
Citations sur “Lucilius”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Voilà, Lucilius, ce qu’à mon sens une âme élevée ne doit pas faire : elle énerverait son crédit et n’aurait plus assez d’influence sur ceux qu’en se prodiguant moins elle pourrait corriger. Ce n’est pas de temps à autre qu’un archer doit frapper le but, mais de temps à autre il le peut manquer. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Il est de hautes montagnes dont les proportions, vues de loin, semblent moindres, et qui de près frappent le spectateur par leurs gigantesques sommets : tel est, ô Lucilius, le vrai philosophe, homme et non charlatan de la science. Debout sur un lieu éminent, il est admirable, il est grand d’une grandeur réelle. ”
Adolphe Berger, Histoire de l'éloquence latine depuis l'origine de Rome jusqu'à Cicéron… (1872)
“ Mais alors on peut trouver Lucilius plus que sévère, injuste même pour l'éloquence de Caius, qui arrachait des larmes à ses ennemis. Enfin le peuple, qui manque de pain, que les lois mettent hors la loi, est désigné à son tour : « Cérès la nourricière fait défaut, et le peuple n'a plus de pain4. » Et : « Le peuple reçoit des lois, mais des lois qui le mettent hors la loi5. » Si Lucilius est sévère pour ses contemporains, du moins sa critique n'est pas vague. Il ne se borne pas à les attaquer, il leur dit quelle vertu il leur demande dans un assez long fragment que Lactance nous a conservé. ”
Adolphe Berger, Histoire de l'éloquence latine depuis l'origine de Rome jusqu'à Cicéron… (1872)
“ L'idée que Lucilius se fait de la vertu n'est pas la même que celle des anciens Romains. L'influence de la Grèce et de la philosophie se trahit par sa définition plus compréhensive que celle que le vieux Caton aurait pu donner. Quoi qu'il en soit, cette vertu-là est bien la vertu romaine, la vertu du citoyen honnête, dévoué à sa patrie, qui en respecte les lois et en défend les intérêts. La meilleure preuve de la valeur de la vertu, telle que la comprend Lucilius, est la faiblesse des objections que lui oppose Lactance. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Tu fais une chose excellente et qui te sera salutaire si, comme tu l’écris, tu marches avec persévérance vers cette sagesse qu’il est absurde d’implorer par des vœux quand on peut l’obtenir de soi. Il n’est pas besoin d’élever les mains vers le ciel, ni de gagner le gardien d’un temple pour qu’il nous introduise jusqu’à l’oreille de la statue, comme si de la sorte elle pouvait mieux nous entendre ; il est près de toi le Dieu, il est avec toi, il est en toi. Oui, Lucilius, un esprit saint réside en nous, qui observe nos vices et veille sur nos vertus, qui agit envers nous comme nous envers lui. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Il se surpasse, ou du moins il reste l’égal de lui-même, l’homme de cœur qui voit tout perdu. Jugeons-nous trahis, et nous le sommes au profit de la mort : oui, Lucilius, nous lui sommes tous réservés. Tout ce peuple que tu vois, tout ce que tu imagines d'hommes vivants sur ce globe, sera tout à l’heure rappelé par la nature et poussé dans la tombe ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Mais tel est, ô Lucilius, le caractère vénérable et saint de la philosophie, qu’au moindre trait qui la rappelle le faux-semblant nous séduit. Car dans l’oisif le vulgaire voit un homme retiré de tout, libre de crainte, qui se suffit et vit pour lui-même, tous privilèges qui ne sont réservés qu’au sage. C’est le sage qui, sans ombre de sollicitude, sait vivre pour lui ; car il possède la première des sciences, la science de la vie. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Ressouviens-toi mainte fois, cher Lucilius, de tout ce que tu as conquis d’avantages ; et en voyant combien d’hommes te précèdent, songe combien viennent après toi. Si tu ne veux être ingrat envers les dieux et ta destinée, songe à tant de rivaux que tu as devancés. Qu’as-tu à envier aux autres ? ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Oui, Lucilius, notre âme n’a pas de titre plus frappant de sa haute origine que son dédain pour l’indigne et étroite prison où elle s’agite, que son courage à la quitter. Il n’ignore pas où il doit retourner, celui qui se rappelle d’où il est venu. Ne voyons-nous pas combien d’incommodités nous travaillent, combien ce corps est peu fait pour nous ? Nous nous plaignons tour à tour du ventre, de la tête, de la poitrine, de la gorge. Tantôt nos nerfs, tantôt nos jambes nous tiennent au supplice ; les déjections nous épuisent ou la pituite nous suffoque ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Quelle est donc, Lucilius, cette force qui nous entraîne dans un sens quand nous tendons vers un autre, et qui nous pousse du côté que nous voulons fuir ? Quelle est cette âme qui lutte contre la nôtre, qui ne nous permet pas de rien vouloir une bonne fois ? ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Reçois donc un utile et salutaire conseil que je veux que tu graves dans ton âme : « Il nous faut choisir un homme vertueux et l’avoir constamment devant nos yeux, afin de vivre comme en sa présence et d’agir en tout comme s’il nous voyait. » Voilà, cher Lucilius, un précepte d’Épicure ; c’est un surveillant, un gouverneur qu’il nous impose, et avec raison. Que de fautes évitées, si au moment de les commettre on avait un témoin ! Prenons pour guide de conscience un homme révéré par nous, dont l’autorité purifie nos pensées les plus secrètes. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Au reste il est d’une âme généreuse, sans y courir comme à un état meilleur, de s’y préparer comme à une chose facile. Oui, facile, cher Lucilius, agréable même quand on l’aborde après longue et mûre réflexion. Car là se trouve un bien sans lequel rien ne nous agrée, la sécurité. ”
Gaston Boissier,
Études de mœurs romaines sous l’empire…
“ Les défauts dont il se plaint avec tant d’amertume sont bien plus vieux que Domitien ou que Trajan ; ce sont les défauts non d’une époque, mais de l’humanité. Lucilius trouve déjà, cinq siècles avant Hadrien, qu’autour de lui on ne tient plus qu’à la fortune ; il dit presque dans les mêmes termes qu’Horace et que Juvénal qu’on mesure l’estime à la richesse, et que plus on a d’écus, plus on possède de crédit. Il ne ménage pas davantage les femmes ; il les blâme d’être prodigues et coquettes, de tromper et de ruiner leurs maris. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Voici mon vœu, Lucilius : tâchons qu’à l’instar des métaux précieux notre vie gagne non en volume, mais en valeur. Mesurons-la par ses œuvres, non par sa durée42. Veux-tu savoir ce qui distingue ce jeune héros, contempteur de la Fortune, et à tout égard déjà vétéran de l’existence dont il a conquis le plus riche trésor, ce qui le distingue de cet homme qui a laissé derrière lui nombre d’années ? L’un vit encore après qu’il n’est plus, l’autre avant de mourir avait cessé d’être. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Lucilius : de ta vie à la vie du sage on ne peut que monter. Comme la lumière se distingue de ses reflets, car elle émane d’un foyer certain qui lui est propre, et ceux-ci ont un éclat d’emprunt ; ainsi la vie dont je parle diffère de la tienne. ”
E. Jurien-Lagravière, Revue des Deux Mondes
“ À la bataille de Philippes, Lucilius se donna pour Brutus et laissa ainsi au grand conspirateur vaincu le temps de s’échapper. Ce même Lucilius fut sauvé d’un trépas imminent par Antoine : jusqu’au dernier moment, à partir de ce jour, il suivit la fortune du lieutenant de César et lui resta fidèle. On n’inspire pas à des Lucilius un aussi constant dévoûment quand on est le misérable que n’a pas craint de nous montrer Plutarque. La bataille d’Actium dura quatre heures : il y périt, au rapport de Plutarque, environ 5,000 hommes. ”
Adolphe Berger, Histoire de l'éloquence latine depuis l'origine de Rome jusqu'à Cicéron… (1872)
“ Lucilius, plus avisé, imagina de représenter ses personnages ailleurs que sur la scène, et de faire comparaître les hommes de son temps devant le public, mais dans des écrits d'un genre nouveau. Patricien et allié aux plus grandes familles de la ville, possesseur d'une immense fortune, appuyé par les Scipion et les Lélius, il sut mener à bonne fin l'entreprise où avait échoué Naevius. Tandis que le vieux poëte, par sa causticité, s'était attiré la prison d'abord, puis l'exil par ses récidives, Lucilius fut assez puissant et eut assez de crédit pour braver impunément la fureur de ses ennemis. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Les vrais biens ont tous même poids, même volume ; les faux biens sont gonflés de vide. Que de choses ont de l’éclat et de la grandeur vues de face, qui mises dans la balance sont tout autres ! Oui, cher Lucilius, tout ce qui tire son mérite de la saine raison est substantiel, impérissable ; il raffermit l’âme, il la porte à une hauteur d’où elle ne descend plus. Mais ce qu’on vante sans réflexion, ce qui au jugement du vulgaire s’appelle biens enfle le cœur de vaines joies. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Prends, je t’en conjure, ô mon cher Lucilius, la seule voie qui te puisse mener au bonheur ; jette au loin, foule aux pieds toute pompe du dehors, tout ce que te promettent les hommes, aspire au vrai bien et sois heureux de ton propre fonds. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Il ne fera même pas ce que tu penses qu’il ferait ; embarqué dans les grands emplois, il n’en souffrira pas perpétuellement les tourmentes. Voyant sur quels bas-fonds il roule sans avancer, tant d’incertitudes, tant d’écueils, il reculera, mais sans tourner le dos, il regagnera peu à peu le rivage. Or il est facile, cher Lucilius, d’échapper aux affaires quand on compte pour rien ce qu’elles rapportent. ”
“ Ces paroles frappèrent d'étonnement tous ceux qui les entendirent ; et Antoine, se tournant vers les soldats qui avaient amené Lucilius : « Mes compagnons, leur dit-il, vous êtes sans doute irrités d'une tromperie que vous regardez comme une insulte : mais sachez que vous avez fait une bien meilleure prise que celle que vous poursuiviez ; au lieu d'un ennemi que vous cherchiez, vous m'avez amené un ami. Je ne sais, je vous le jure, comment j'aurais traité Brutus, si vous me l'aviez amené vivant ; mais j'aime mieux acquérir des amis de ce mérite, que d'avoir en ma puissance des ennemis. » ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Car on s’abuse, Lucilius, si l’on croit qu’un seul des biens ou des maux de l’homme lui vienne de la Fortune : elle ne donne que la matière des uns comme des autres, et les éléments de ce qui chez lui deviendra bien ou mal. Plus forte que toute destinée, l’âme fait seule prendre à ce qui la touche une face riante ou rembrunie, et devient l’artisan de ses joies et de ses misères. Pour le méchant rien qui ne tourne en mal, même ce qui lui venait sous l’apparence du plus grand bien ”
Nicolas Boileau,
Oeuvres poétiques de Boileau Despréaux
(1887)
“ La vie de Lucilius est pour nous bien peu remplie, sinon d'oeuvres, du moins d'événements. Sa naissance à Suessa-Aurunca, sa mort et ses honorables funérailles à Naples ; dans l'intervalle, la part qu'il prit, bien jeune encore, à la dernière campagne de la guerre de Numance ; son honorable et douce intimité pendant quelques années avec Scipion Emilien et Lélius; des voyages, dont un de Rome à Capoue et jusqu'au détroit de Sicile lui a fourni le sujet d'un récit enjoué devenu sa troisième satire ”
Henri Patin,
Revue des Deux Mondes
“ Alors il se contemple, il s’étudie, il se peint, il se chante, il devient à lui-même son propre héros. Rome, sous Auguste, en était là de son histoire littéraire, et ce fut la force des choses, presque autant que l’inclination particulière des écrivains, qui lui donna à la fois tant d’œuvres de formes diverses que réunit un même esprit : ces satires et ces épîtres, où Horace, reprenant avec plus de précision et d’élégance la libre mesure, le langage familier de Lucilius, retraça une image enjouée des ridicules et des vices de la société romaine, qu’il avouait être un peu les siens ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ C’est assez faire le procès à Baïes ; mais nous ne le ferons jamais assez aux vices ; je t’en conjure, ô Lucilius ! poursuis-les sans mesure et sans fin : car eux non plus n’ont ni fin ni mesure. Chasse de ton cœur tous les vautours qui le rongent ; et s’ils ne peuvent s’expulser autrement, arrache plutôt ton cœur avec eux. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Poursuis, Lucilius, et hâte-toi : qu’il ne t’arrive pas, comme à moi, d’attendre si tard pour t’instruire ; hâte-toi même d’autant plus que l’étude entreprise par toi ne s’achèvera qu’à peine sur tes vieux jours. ”
“ Que Lucilius, dis-je, ait été aimable et poli, qu’il ait été plus raffiné même que le rude auteur d’un poëme ignoré des Græcs et que la foule des anciens poëtes, soit ; mais si la destinée l’eût retardé jusqu’à notre temps, il eût beaucoup effacé, retranché tout ce qui était superflu, et, en faisant des vers, il se fût souvent gratté la tête et rongé les ongles jusqu’au vif. Retourne souvent le stylus, si tu veux écrire des choses dignes d’être lues ; ne te mets pas en peine d’être admiré de la foule et contente-toi d’un petit nombre de lecteurs. ”
Nicolas Boileau,
Œuvres poétiques
(1853)
“ En effet, Lucilius n'épargnait ni petits ni grands ; et souvent des nobles et des patriciens il descendait jusqu'à la lie du peuple : Primores populi arripuit, populumque tributim. Ibidem. On me dira que Lucilius vivait dans une république , où ces sortes de libertés peuvent être permises. Voyons donc Horace, qui vivait sous un empereur, dans les commencements d'une monarchie, où il est bien plus dangereux de rire qu'en un autre temps. Qui ne nomme-t-il point dans ses satires? ”
Adolphe Berger, Histoire de l'éloquence latine depuis l'origine de Rome jusqu'à Cicéron… (1872)
“ Lucilius n'est pas de cet avis. Il goûte peu Polyphème, ce géant de deux cents pieds, qui a pour bâton un arbre haut comme un mât de navire. Voici ce qu'il en dit : « Beaucoup d'hommes admirent comme des merveilles tous ces monstres qu'Homère entasse dans ses vers, et surtout ce Polyphème, ce cyclope long de deux cents pieds, et son bâton plus grand que le plus grand mât de n'importe quel navire 3. » ”
Cicéron,
Dialogues sur l'éloquence : De oratore…
(1866)
“ Quant à ce que vous avez ajouté en troisième lieu, que sans ces études la vie n'aurait pour vous aucun charme, cette réflexion est moins propre à m'engager dans cette discussion qu'à m'en éloigner ; car, de même que Lucilius, dont on admirait le savoir et l'urbanité, avait coutume de dire qu'il souhaitait que ses ouvrages ne fussent lus ni par des gens trop instruits ni par des ignorants, parce que les uns n'y trouveraient rien, et que les autres peut-être y trouveraient plus que lui-même, ce qui lui a fait dire encore : « Je ne tiens pas à avoir Persius pour lecteur, j'aime mieux Décimus. » ”
Apulée,
Œuvres complètes d’Apulée (éd. Garnier…
“ Franchissant d'un seul trait les champs et les collines, comme dit Lucilius : eh bien, quelle que soit l'ardeur avec laquelle ils dévorent l'espace, montés sur cet agile conducteur, s'ils aperçoivent en route un des principaux personnages de l'Etat, aussi honoré pour sa haute sagesse que pour l'éclat de sa famille et de son nom, malgré leur impatience excessive, par déférence pour lui, ils arrêtent leur course, ralentissent le pas, retardent leur bête, et en un clin d'oeil ils sautent à terre. ”
Adolphe Berger, Histoire de l'éloquence latine depuis l'origine de Rome jusqu'à Cicéron… (1872)
“ Des poëtes, Lucilius passe aux philosophes et ne les res- 1. Cicéron, traité Des biens et des maux, I, 3. 2. Aulu-Gelle, XVII, 21. 3. Lucilius, XV, 1. — Nonius, au mot Corbita. pecte pas davantage. Il met en vers, pour en faire ressortir le ridicule, quelques-uns des raisonnements des sophistes. « Le cheval marche et court avec la chose avec laquelle nous le voyons courir et marcher; or, nous le voyons marcher avec les yeux, donc le cheval marche avec les yeux » Les orateurs ont ensuite leur tour. On avait cherché à transporter à Rome les subtilités des Gorgias et des Prodicus. ”
Émile Amiel, L'éloquence sous les Césars (1864)
“ Ce n'est plus un philosophe de parade qui se drape et qui pose, mais un homme convaincu un sage véritable et sincère. Les Lettres à Lucilius nous le montrent bon pour ses serviteurs, affable envers tout le monde, comme dit Tacite, comitate honestâ, incapable du mal, depuis que, libre de toute ambition, il n'obéit plus qu'aux bons instincts de sa nature. ”
