Bataille de Philippi

Définition et enjeux

Portrait de Polybe Polybe,  Histoire générale

“ Philippe, qui d’abord, jugeant du reste de la bataille par l’avantage qu’il remportait de son côté, comptait sur une pleine victoire, lorsqu’il vit ses soldats jeter leurs armes et les Romains fondre sur eux sur les derrières, s’éloigna un peu du champ de bataille avec quelques maîtres et quelques fantassins, et de là il considéra en quel état se trouvaient toutes choses. Et quand il s’aperçut que les Romains, qui poursuivaient son aile gauche, touchaient presque au sommet des montagnes, il rassembla ce qu’il put de Thraces et de Macédoniens et chercha son salut dans la fuite. ”
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François Charles Liskenne,  Essai sur les milices romaines

“ Il en fallait davantage pour tenir tête aux Romains que pour vaincre les Thraces et les Grecs de son voisinage. Ce prince déchut beaucoup de sa réputation militaire dans cette journée fameuse, dont le résultat fut de rendre les Romains maîtres des détroits de l’Épire.
Certainement la fortune contraria beaucoup Philippe à la bataille des Cynocéphales. Le brouillard qui lui dérobait l’ennemi, l’engagea plus tôt qu’il n’eût voulu, et qu’il ne s’y attendait ; la désobéissance de ses troupes le fixa sur un terrain défavorable.
”
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Portrait de Plutarque Plutarque,  Vies des hommes illustres

“ La puissance macédonienne suffisait pour assurer Philippe contre le premier choc de l’ennemi ; mais, dans une guerre de longue durée, ce qui faisait sa force, ce qui fournissait à ses dépenses, son refuge assuré, en un mot l’arsenal de sa phalange, c’était la Grèce : tant que les Grecs n’étaient pas détachés de Philippe, cette guerre ne pouvait pas être l’affaire d’une seule bataille. La Grèce n’avait pas encore eu de grandes relations avec les Romains : c’était la première circonstance où ses intérêts se trouvassent engagés dans les leurs ”
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