Adolphe Berger, Histoire de l'éloquence latine depuis l'origine de Rome jusqu'à Cicéron… (1872)
“ « L'orateur, mon fils Marcus, est l'homme de bien habile à parler1.» C'est sans doute à lui-même que Caton pensait en définissant ainsi l'orateur ; et, à se placer au point de vue antique, il remplit toutes les conditions de sa définition. Il a été un parfait homme de bien dans le sens romain. Citoyen intègre, dévoué à sa patrie, défenseur des vieilles mœurs, ennemi des abus, des fraudes, de la corruption et des idées nouvelles, il s'est montré à tous égards digne de ce titre de vir bonus qu'il exige de l'orateur. C'est l'impression que laisse de lui la lecture des fragments de ses discours. ”
