George Sand,
Les Beaux Messieurs de Bois-Doré
(1858)
“ Toute la maison était accourue aux cris de la Morisque, et l’on fut attendri de la voir, « toute pleurante, » embrasser les genoux de Lucilio, et lui parler en arabe avec effusion, en s’étonnant qu’il ne lui répondit pas un mot, bien qu’il eût l’air d’entendre cette langue et qu’il l’entendit fort bien. Le marquis embrassa Lucilio en lui disant tout bas : — Eh ! mon pauvre ami ! pour un homme tourmenté par la main du bourreau jusque dans la moelle des os, vous êtes encore un vigoureux nageur ! Dieu, qui sait que vous ne vivez que pour le bien, a voulu faire en vous des miracles. ”
