Paulin Paris,
Les Romans de la Table ronde
“ « Sire, » lui crie le roi Ban, « à qui voulez-vous donc jouter ? Est-ce à ce géant deux fois plus grand et plus fort que vous ? Vous êtes trop jeune, laissez-moi ce soin-là ; je suis plus grand que vous et votre aîné. — Dieu m’abandonne, » répond Artus, « s’il m’arrive jamais d’envoyer quelqu’un combattre à ma place ! Plus ce géant est redoutable, plus je sens l’envie d’essayer ce qu’il vaut : je ne saurai jamais ce que je vaux moi-même si je ne me mesure à lui. » ”
