Jean-Baptiste Lacombe

Résumé

Jean-Baptiste Lacombe Chansons, par J.-B. Lacombe (1888)

Dans ton gouffre, sans trêve, Mineur, travaille sans savoir Si le soleil se lève !.
Pour toi le ciel est toujours noir !.
Habitués à la souffrance, Depuis l'heure où nous arrivons 1 Aurons-nous notre récompense, Le jour où nous repartirons ?
On dit: — « Non! » — mais c'est bon de croire Que là-haut, dans son paradis, Dieu nous donnera le pourboire Que sur terre on nous a promis 1 Dans ton gouffre, sans trêve, Mineur, travaille avec l'espoir Que le soleil se lève, A l'horizon dans ton ciel noir.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Lacombe Chansons, par J.-B. Lacombe (1888)

Tout ça, voyez-vous, c'est de la balançoire.
Tout ça, c'est de la balançoire!
Entre nous, les hommes sont nés, Je crois, pour se manger le nez!.
Tant qu'ils vivront sur cette terre, Ils se feront entr'eux la guerre.
Et qui sait?. dans l'éternité, Au nom de la fraternité!.
En criant bien fort, qu'ils meurent pour la gloire !
Tout ça, voyez-vous, c'est de la balançoire.
Tout ça, c'est de la balançoirel
Puisque la vie est un rébus, Laissons donc les savants en us Qui la passent, la face blême.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Lacombe Chansons, par J.-B. Lacombe (1888)

Ici les bruits de la ville Ne nous préoccupent pas ; Ne comptant que sur nos bras, Le travail nous est facile.
Nous cognons, Nous scions.
Compagnons de la doloire, Pour chômer Saint-Guerlotin, Tin, tin, tin.
Boire un coup, la belle histoire!
Et pour chasser l'humeur noire, Tin, tin, tin.
Entonnons un gai refrain En l'honneur de Guerlotin !
Notre travail est sans trêve ; Mais, robustes et contents, Nous voyons chaque printemps Renouveler notre sèvel.
Nous cognons, Nous scions.
Compagnons de la doloire,
Pour chômer Saint-Guerlotin, Tin, tin, tin.
Source : Gallica

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