Résumé

Camille Robert Rêve étrange de Franz l'Alsacien en 1870… (1884)

La vierge radieuse sourit encore à Franz et vole vers la terre. Elle effleure, en chantant, et les cités et les campagnes : tout renaît, tout se meut, tout se transfigure. Ce n'est pas encore un air de fête que revêt le tableau : c'est un air de vie ! Les champs ont leur verdure, les cités ont leur bruit. La verdure est bien clairsemée, le bruit est bien léger. C'est seulement un peu de verdure. C'est seulement un peu de bruit. Mais ce n'est plus le néant ! c'est un
peuple! Un Etre se détache de l'immensité.
Source : Gallica

Camille Robert Rêve étrange de Franz l'Alsacien en 1870… (1884)

L'amour de Franz pour la Patrie vaincue' dépassait l'affection de Gérard de la supériorité qu'a la sève qui monte sur la sève qui s'évapore, qu'a l'imagination capricieuse, mais ailée, mais intuitive et souvent superbement prophétique sur une expérience emprisonnée dans les mailles étroites des faits accomplis, cramponnée désespérément au passé, comme à la planche de salut, et pendant que l'aïeul se consolait du présent à l'aide des vieux souvenirs, le petit-fils séchait les pleurs versés sur la réalité sinistre pour adresser un baiser aux doux rayonnements d'un avenir lointain.
Source : Gallica

Camille Robert Rêve étrange de Franz l'Alsacien en 1870… (1884)

DE FRANZ L'ALSACIEN
21
IV
Il dit, prend son vol, se perd dans un nuage sombre... Plus d'abîme sanglant, de barque, de pilote. Un temple couvert d'inscriptions. Dans la nef médiane, des fantômes dansent en rond. Trois hommes et trois femmes. Les femmes sont échevelées et hideuses comme les Furies, les hommes ont le front ceint du diadème et portent l'épée au côté. Le groupe des danseurs se renouvelle incessamment. Ils ne font que paraître et sont aussitôt remplacés par une autre série de comparses. Les femmes, au contraire, prolongent sans varier leur galop infernal.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature