Henri Guilbeaux

Henri Guilbeaux

Résumé

Portrait de Henri Guilbeaux Henri Guilbeaux Du champ des horreurs (1917)

Tous ceux qui ont perpétré le plus épouvantable et le plus hideux des crimes : chefs d'Etat, gouvernements, capitalistes, diplomates, journalistes — ne sont pas de ma race,
mais ceux qu'à l'imbécile et outrageuse fusillade a soumis la destinée, ceux dont l'âme et le corps sont ensanglantés, meurtris, ceux qui sont les boulons passifs de l'horrifique organisme guerrier — tous ceux-là, Français, Allemands, sont de mace, et de tout cœur, je les plains, les panse et les embrasse.
Source : Gallica

Portrait de Henri Guilbeaux Henri Guilbeaux Du champ des horreurs (1917)

Jeune Russie, tu as terrassé le noir dragon de l'oppression ; tu as vaincu, sois saluée.
Par la faim, par la guerre, par le tsarisme, meurtrie jeune Russie, robuste et magnifique, soudain, tu t'es dressée, et de l'acier neuf et clair de ta force déterminée tu fracassas la servitude.
Tes ouvriers, tes paysans, par un jeu agile et puissant de muscles ont descellé le formidable anneau d'airain qui te garrottait, et tous les peuples depuis trois ans asservis, terrés, assassinés,
jeune Russie, immensément tressaillent d'allégresse et de foi
Source : Gallica

Portrait de Henri Guilbeaux Henri Guilbeaux Du champ des horreurs (1917)

Mais voyez enfants, l'image véridique, émouvante de la guerre.
Regardez l'épouvante immensément terrifiante, scrutez les affres, les douleurs, les souffrances quotidiennes, contemplez la dévastation, l'incendie et le crime, les meurtres imposés aux loyaux et pacifiques travailleurs, la cassure brutale et vile du labeur, des trafics, des échanges.
Le galon d'or est un grossier appât trompeur, mais la blessure est une couleur héroïque et triste.
La maison qui brûle n'est pas une joie, mais une intense détresse, et tout saccage est une amputation mortelle et sacrilège.
Source : Gallica

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