Résumé

Simonot Grande question à l'ordre du jour… (1844)

Il y a bien des millions d'hommes à égorger avant que le peuple français consente à porter de nouveau les chaînes du despotisme.
Quels que soient les événements que l'avenir nous prépare, et qu'il couvre de son voile impénétrable, je désire, en les attendant sans les craindre, que le pouvoir qui nous dirige soit fortement constitué ; je désire, comme garantie de sa force et de sa durée, qu'il puisse jeter, sans hésiter, son épée dans la balance qui pèse les destinées des peuples, et que la nation tout entière s'oppose à ce qu'elle soit enlevée du plateau.
Source : Gallica

Simonot Grande question à l'ordre du jour… (1844)

Bons habitants de Paris, Pour le coup vous voilà pris, Un filet vous entortille, Malheur à qui bougera ! L'on vous embastille, tille, L'on vous embastillera.
Vous allez être en prison Sous la gueule du canon, Et pour la moindre vétille Il vous pulvérisera. L'on vous embastille, tille, L'on vous embastillera.
Parlez bien, ou taisez-vous Si vous craignez les verroux. Ne criez pas qu'on gaspille, Car Gisquet (1) vous croquera.
Source : Gallica

Simonot Grande question à l'ordre du jour… (1844)

Une révolution, c'est Paris tout entier ; Paris tout entier c'est la France ; la France c'est la garde nationale, l'armée et le peuple; le peuple c'est tout.
« Faites tourner la gueule de vos canons d'un autre côté. Ils n'ont pas servi, ils ne peuvent pas servir contre Paris. »
Le pouvoir est trop sage pour réduire le peuple à cette facheuse extrémité.
Source : Gallica

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