Éloi Marie Mathieu Miroir

Résumé

Éloi Marie Mathieu Miroir Palladium de la France, offert au pays… (1841)

Si le sort des armes trompait (ce qu'à Dieu ne plaise!) le courage de notre armée ramassée sur la frontière; si, réussissant à tourner nos places fortes , l'Europe coalisée parvenait une troisième fois à conduire sons Paris ses hordes impatientes de dévorer le coeur de la France, leur rage viendrait du moins expirer contre de bonnes murailles. Le sol de la patrie aurait le temps d'enfanter de nouveaux combattans, et avant qu'ils fussent épuisés, la faim, la peur, le sang versé à chaque heure du jour et de la nuit auraient fait une éternelle justice du dernier effort de la barbarie.
Source : Gallica

Éloi Marie Mathieu Miroir Palladium de la France, offert au pays… (1841)

On peut affronter l'ennemi sur son propre territoire, quand on n'a plus à craindre les retours sur Paris. C'est pour la puissance et non plus seulement pour l'indépendance que l'on combat alors.
Lorsque les fortifications de Paris sortiront de terre, la face du pays se trouvera changée. Ce sera une autre France, non pas plus grande, mais plus forte ; pour la première fois peut-être depuis vingt-cinq ans, le pays a su accomplir avec persévérance un projet qu'il avait embrassé avec énergie.
Source : Gallica

Éloi Marie Mathieu Miroir Palladium de la France, offert au pays… (1841)

Un avantage qu'offre le Pyrofère, c'est que lorsqu'on le lance, on n'a jamais à redouter, comme dans les fusées à la congrève, le fâcheux retour du projectile sur lui-même, mais le plus précieux de tous est sans contredit celui qui consiste à pouvoir être fabriqué partout, sur mer comme sur terre, aussi facilement que la cartouche d'infanterie, et être confié exclusivement aux soldats de marine, sans enlever un seul artilleur au service des batteries.
Source : Gallica

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