Résumé

Denis Larabit Discussion à la Chambre des Députés… (1870)

Cette nécessité de fortifier les capitales a été comprise par un grand génie, par Vauban, qui avait voulu en faire l'application à Paris, en l'enveloppant d'une enceinte continue.
Napoléon, à Sainte-Hélène, ne se borne plus à regretter une journée de barricades; il fait ressortir la nécessité de fortifier la grande capitale de la grande nation, et ne recule pas devant la nécessité de construire quatre-vingts ou cent fronts, et d'y mettre cinquante ou soixante mille hommes, avec huit cents ou mille pièces d'artillerie.
Source : Gallica

Denis Larabit Discussion à la Chambre des Députés… (1870)

Ce n'est pas seulement parce que Paris est l'immense dépôt de toutes nos richesses nationales qu'il faut en interdire la possession à nos ennemis ; c'est surtout parce que Paris est le centre du Gouvernement, que c'est presque le Gouvernement lui-même. Si Paris tombe au pouvoir de l'étranger, l'étranger devient maître, en même temps, de là fortune publique.
Source : Gallica

Denis Larabit Discussion à la Chambre des Députés… (1870)

Alexandre de Laborde dit que Paris est le siége de la civilisation et de la liberté, et qu'il faut avant tout songer à le protéger contre l'invasion étrangère.
Benjamin Delessert parle contre le projet; il est convaincu que si l'ennemi entrait à Paris, il n'y resterait pas malgré les Parisiens.
Le maréchal Soult rappelle qu'en 1815 il a fait plusieurs tournées avec l'empereur pour déterminer les ouvrages de défense qui auraient dû être construits ; il affirme que, dans sa pensée, Paris fortifié lui représente 200 000 hommes, et Lyon 100 000; convenablement fortifié, Paris est imprenable.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature