Résumé

Charles Richardot Un dernier mot sur la défense de Paris… (1841)

Le problème de mettre Paris à l'abri d'une invasion ennemie , est donc d'une nature toute particulière et d'une solution complexe. Il faut que l'ennemi s'arrête aux abords sans oser en approcher; il faut pour cela une sorte de puissance magnétique qui, comme le paratonnerre, arrête et absorbe les forces de l'ennemi à la limite qu'on veut lui assigner, et à l'époque où, fatigué et décimé par ses efforts, ses marches et ses combats, une halte forcée à la vue du but de ses travaux le désenivrera de la puissance morale qui aurait pu le porter jusque là.
Source : Gallica

Charles Richardot Un dernier mot sur la défense de Paris… (1841)

Enfin, quand même la lutte viendrait s'engager jusque sous les murs de nos forteresses avancées, la capitale, sa nombreuse population, les autorités, le gouvernement seraient en toute sécurité ; le canon ne se ferait entendre qu'assez éloigné pour n'avoir rien à en redouter.
Dans le système opposé, aucune des parties qui le constitue ne peut complétement remplir son objet; tout est incertain, même la sûreté de la capitale dont on calculerait d'avance le temps de la résistance, dans le cas où elle serait attaquée ou seulement coupée de ses principales communications avec l'intérieur.
Source : Gallica

Charles Richardot Un dernier mot sur la défense de Paris… (1841)

Après avoir pourvu avec économie aux besoins de la frontière, il faut reconnaître qu'à la manière et aux moyens avec lesquels on fait la guerre aujourd'hui, on doit placer le siége de la défense dans l'intérieur, et la réserve définitive sur le point qui impose au royaume son existence propre, ses lois et même ses caprices. Il n'y a point à chercher un foyer stratégique derrière la Loire ou dans la Vendée. Paris est celui autour duquel il faut tout rapporter en désespoir de cause
Source : Gallica

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