Résumé

Portrait de Georges de Chambray Georges de Chambray De la transformation de Paris, ville ouverte… (1843)

La transformation de Paris en une place forte n'exercera pas une moindre influence sur l'armée que sur la nation française, par les causes que je viens de développer , puisque l'armée est tirée du peuple, et par d'autres causes encore. En effet, l'armée chargée de couvrir Paris saura que cette capitale est une immense place forte, et qu'elle doit s'y rendre ou s'y réfugier en cas de revers ; mais c'est la plus funeste pensée que l'on puisse mettre dans l'esprit des troupes, et elle peut énerver leur courage, particulièrement quand elles sont de nouvelle formation.
Source : Gallica

Portrait de Georges de Chambray Georges de Chambray De la transformation de Paris, ville ouverte… (1843)

France, qu'il faut fortifier Paris; il faudrait, au contraire, pouvoir proclamer que Paris n'est la capitale que sous le rapport des sciences, des arts, des lettres et de la civilisation ; que la France a une autre capitale sous le rapport militaire ; que ce serait un grand malheur que de perdre Paris, mais qu'on ne doit jamais désespérer du salut de la patrie, tant que les Français conserveront cette valeur qui les a fait triompher de leurs ennemis pendant tant de siècles. En transformant Paris en une place forte, Paris pris, tout sera paralysé, et la France se trouvera désarmée.
Source : Gallica

Portrait de Georges de Chambray Georges de Chambray De la transformation de Paris, ville ouverte… (1843)

Si le général commandant l'armée active chargée de couvrir la capitale, se trouvait dans la nécessité cruelle de la laisser occuper par l'ennemi, elle servirait de dépôt de matériel de guerre, de dépôt de munitions de guerre, de dépôt d'équipages militaires, et d'objets précieux qui se trouvent toujours dans Paris , et qu'on n'aurait pu emporter avant l'arrivée de l'ennemi : cette place forte intercepterait la communication de la Seine et de la Marne, contraindrait l'ennemi à laisser des forces imposantes dans Paris , et favoriserait les retours offensifs de l'armée active.
Source : Gallica

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