Résumé

Portrait de Georges de Chambray Georges de Chambray Faut-il ou ne faut-il pas fortifier les capitales… (1835)

Vauban, dans le Mémoire tant de fois cité, dit « que l'usage des bombes s'est rendu si familier et si terrible dans ces derniers tems, que l'on peut le considérer comme un moyen très-sûr pour la réduire (la ville de Paris) à tout ce que l'ennemi voudra avec une armée assez médiocre, toutes les fois qu'il ne sera question que de se mettre à portée de la bombarder. » Et il ajoute dans une note : « Il n'y a point de ville en Europe, ni peut-être dans le inonde, où l'effet des bombes soit plus à craindre qu'à Paris, toutes les fois que l'ennemi se pourra mettre à portée d'y en jeter. »
Source : Gallica

Portrait de Georges de Chambray Georges de Chambray Faut-il ou ne faut-il pas fortifier les capitales… (1835)

L'Angleterre, depuis la restauration française, forme en quelque sorte une exception ; l'aristocratie, qui la gouverne, paraît avoir été convaincue qu'étant maîtresse de la mer, et disposant d'une armée dont les institutions sont en harmonie avec la constitution politique qui fixe les rênes du gouvernement entre ses mains, elle pourrait donner au monde l'exemple d'une conduite qu'on peut assimiler, sous le rapport politique, à celle des roués sous le rapport moral.
Source : Gallica

Portrait de Georges de Chambray Georges de Chambray Faut-il ou ne faut-il pas fortifier les capitales… (1835)

L'importance des capitales tient à quatre causes différentes : à leur population, à leurs richesses, à l'influence morale plus ou moins grande qu'exerce leur possession sur l'esprit des peuples,mais surtout à ce qu'elles sont ordinairement le siège des gouvernemens.
Lorsqu'une capitale est le siège du gouvernement, ce n'est pas un motif pour la fortifier, puisque ce gouvernement doit s'éloigner si l'ennemi s'approche du lieu de sa résidence
Source : Gallica

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