Résumé

Antoine-Jean Cassé de Saint-Prosper De l'impossibilité d'un gouvernement représentatif avec les fortifications de Paris… (1841)

EN JOUE, FEU; car, ôtez cet office sanguinaire aux fortifications de Lutèce, elles ne servent plus à rien. Mais la population splendide de l'Europe, s'enfuyant de Paris, à quels abois ne sera pas réduit le commerce de notre capitale ! ! Il sera mort, irrévocablement mort.
Je termine :
Nation la plus belliqueuse de l'Europe, notre courage intelligent n'a rien à craindre des autres peuples; nous avons dans les crises guerrières le courage qui se dévoue , le bras qui frappe juste, la mitraille qui mutile et disperse; nous avons en outre l'argent, ce nerf de toutes les grandes entreprises.
Source : Gallica

Antoine-Jean Cassé de Saint-Prosper De l'impossibilité d'un gouvernement représentatif avec les fortifications de Paris… (1841)

Les regards se tourneront alors vers le pouvoir exécutif; mais, dans les crises, il bat le premier en retraite : Marie-Louise, en 1813, l'a prouvé. Parisiens, mes compatriotes, amis des fortifications, vous avez ouvert, dites-vous, la grande époque de notre liberté par la prise d'une bastille, et vous voulez l'accroître encore en élevant mille bastilles. Je pense plutôt, pour ma part, que vous entrez dans l'horreur de l'indépendance politique, et au poids de tous les crimes qu'elle a fait commettre à quelques esprits faux ou corrompus, vous la trouvez trop légère dans la balance.
Source : Gallica

Antoine-Jean Cassé de Saint-Prosper De l'impossibilité d'un gouvernement représentatif avec les fortifications de Paris… (1841)

Paris n'a ni les moeurs ni les habitudes indispensables à la défense ; et par sa composition même il est impossible qu'il les ait : je l'en félicite dans l'intérêt de la civilisation française.
Qu'est-ce qu'une ville forte? A dessein je la choisis au nord même de notre pays : un espace étroit, traversé par quelques rues sombres ou entassées les unes sur les autres; les habitans, presque tous VIEUX SOLDATS, bivouaquent dans leurs maisons, toujours prêts à faire feu sur l'ennemi. Le courage, j'en conviens, on le trouve partout sur notre territoire, c'est l'air qu'on respire en naissant.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature