Philarète Chasles,
Le Roman de mœurs irlandais
“ A la véhémence, à la crédulité, à l’apathie orageuse et ardente de l’Asiatique, l’Irlandais joint la souplesse et la versatilité du Kelte. L’amour et la guerre lui sont nécessaires. Sa nullité politique et son infériorité commerciale le repoussent souvent dans l’ivresse et l’orgie, qui, sous un autre soleil et dans une autre situation, ne le séduiraient pas. Un éternel combat lui sert de distraction et de soulagement. Quand il ne se bat pas, il crie et simule ainsi la lutte dont il ne peut pas jouir. La conversation des gens du peuple est un drame et un tapage perpétuels. ”
