Résumé

Les Tuileries et M. le vicomte de Châteaubriand dévoilés… (1830)

Ce n'est point un jet d'eau vaporeux que l'art l'ait jaillir en gerbes bizarres : c'est le Nil arrivant des montagnes par un ordre céleste, pour fertiliser une terre usée et stérile ; il déborde, parce qu'il ne peut contenir l'abondance de ses eaux. Mais les âges s'avancent, et le poëte change avec eux : bientôt nous le verrons dans l'histoire, où il nous a lancés devant lui, comme pour se donner le plaisir de nous surpasser dès le premier pas. Mais peut-être n'est-ce pas encore sur la littérature que l'influence de son génie a été plus grande : c'est dans la religion et la politique.
Source : Gallica

Les Tuileries et M. le vicomte de Châteaubriand dévoilés… (1830)

Plus la calomnie redoublera ses traits contre l'homme d'Etat qui vous aime le plus, qui vous défend de sa plume et de sa voix, plus vous lirez ses ouvrages, et plus il s'élèvera dans votre reconnaissance et votre admiration ; non! vous ne souffrirez pas que celui dont le génie divin a fait goûter à votre coeur des plaisirs plus vifs peut-être que ceux de l'amour, soit chaque jour traîné dans la boue par ses cheveux qui blanchissent.
Source : Gallica

Les Tuileries et M. le vicomte de Châteaubriand dévoilés… (1830)

« Vieux amis, restez près de nous; l'adversité est une forte épreuve pour le dévouement : vous en êtes sortis avec gloire. Les jours du bonheur sont revenus pour nous : vous en aurez aussi votre part ; échappés aux dangers de l'exil, il ne faut pas que vous veniez mourir de faim en France, à la porte de vos châteaux vendus; vous servirez dans le nôtre. »
Eussiez-vous donc aimé mieux un souverain qui leur eût dit : « Je suis content de vos services , mais je n'en ai plus besoin ; vous pouvez vous retirer maintenant, et rentrer dans vos foyers. »
Source : Gallica

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