Résumé

L'homme des destinées, ou Le fléau de Dieu (1814)

Dieu le permet, pour que nous reconnaissions qu'ils sont faibles et méchants comme nous ! Et cette fois, plus l'homme nous semblait grand, plus il a permis que la tache fût visible à tous les yeux... Un homme si mesuré, sortir ainsi de toutes les mesures; un homme si maître de lui, s'abandonner ainsi ; une tête si judicieuse, commettre une telle faute ! Non, messieurs, cette action même ne lui appartient pas plus que ses plus grandes actions! le génie du mal agissait en lui cette fois, comme celui de tout bien dans les autres.
Source : Gallica

L'homme des destinées, ou Le fléau de Dieu (1814)

Un conquérant, un roi, est une force étrangère qui peut retenir un moment réunies dans sa main les parties d'un état qui tombe; mais s'il lui est impossible de rebâtir l'édifice, le jour où la mort viendra lui-même le frapper, qu'arrivera-t-il de ce bâtiment ? Tel est, mes amis, l'état trop véritable où nous sommes : par son génie, l'homme des destinées semble réunir en sa main toutes les parties de l'Europe....
Source : Gallica

L'homme des destinées, ou Le fléau de Dieu (1814)

Mais examinez avec moi ce prodige de la France conservée au milieu de l'anarchie et de la désolation ! Vous le savez, messieurs, une fois le timon de l'état brisé, la guerre civile, la famine et la mort régnaient sur nous; l'armée, sans chefs, s'était dissoute ; chaque jour une destruction nouvelle déliait les citoyens de toute obéissance: quel homme raisonnable, s'il n'élevait sa pensée vers le ciel, pouvait prédire autre chose que la ruine entière de l'état ?
Source : Gallica

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