Georges Audiffrent

Résumé

Georges Audiffrent Lettre au tzar Alexandre III..… (1893)

En se plaçant à ce point de vue, comment n'être pas sévère pour celui qui engagea l'Occident dans une voie qui ne peut aboutir qu'à la ruine. Plus que Charles Quint, plus que Louis XIV. que Bonaparte lui-même, le Prince de Bismark a méconnu les grandes traditions du passé. Faut-il admirer son habileté, quand chaque année il a fait naître quelque nouvelle complication, de nature à laisser croire à l'imminence de la guerre? S'il a cru, avant de tomber du pouvoir, à l'impossibilité de réaliser son rêve, il n'a pas moins jeté l'Europe entière en de cruelles préoccupations.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Lettre au tzar Alexandre III..… (1893)

Egarée dans une politique sans issue, l'Allemagne constitue pour l'Europe entière un danger permanent. Il importait donc, avant que d'inévitables réactions intérieures l'aient ramenée au rôle qui lui convient dans le concert occidental, qu'elle fût contenue dans ses subversives aspirations. Remercions en attendant, de sa noble attitude, le grand souverain qui a préservé et préserve encore l'Occident d'un déchirement dont on ne saurait calculer les conséquences et dont son vaste empire pourrait subir aussi le fatal contre coup.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Lettre au tzar Alexandre III..… (1893)

Pas un homme en France dans les sphères gouvernementales pour prévoir la catastrophe finale. La Prusse était libre de dicter des lois à l'Europe. On put la croire modérée après la défaite, si l'on songe à tout ce qu'elle pouvait faire impunément. Je cherche vainement l'Europe, s'écriait après la défaite de la France, le seul homme d'Etat qui sentait les dangers de la nouvelle situation pour son pays d'adoption, et pour les destinées humaines.
Source : Gallica

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