Résumé

De l'Autorité (1853)

La science sociale, abandonnant à son tour la voie stérile de l'a priori, se borne à découvrir les lois physiologiques qui règlent l'existence de l'humanité. Elle fonde ainsi l'autorité dont les inspirations doivent régénérer la morale et la politique.
Si le droit individuel absolu est de ce monde, il appartient à l'animal comme à l'homme. Car aux yeux d'une science impartiale, le chef de la hiérarchie des êtres n'est séparé de ses plus humbles sujets que par les anneaux intermédiaires d'une même chaine.
Source : Gallica

De l'Autorité (1853)

Le Christianisme, tout en se survivant à lui-même, est encore la seule autorité qui paraisse diriger les âmes. Minée cependant, battue en brèche depuis trois siècles par le rationalisme, l'Eglise n'est que ruines. Foulant aux pieds tout respect hypocrite, la Révolution doit pulvériser ces débris.
Toutefois, la foule ne rompra définitivement avec le passé que lorsque la philosophie s'imposant à sa confiance remplacera le pouvoir spirituel de la révélation.
Source : Gallica

De l'Autorité (1853)

Mais cette large et pleine justice rendue au passé par la science ne saurait être encore comprise par la foule. Pour croire à la chute de ses dieux, le vulgaire a besoin de profanations éclatantes. Il faut qu'il voie gisante l'idole, sans que la foudre ait tonné contre le sacrilége qui la précipita.
Se séparer de ce qui meurt est une loi de la nature. Comme le serpent merveilleux, symbole de l'éternité, l'Humanité apparaîtra plus belle dégagée des écailles d'une enveloppe flétrie.
Source : Gallica

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